«Lady Bird»: Un portrait d'adolescente qui fait quelques étincelles

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«Lady Bird»Un portrait d'adolescente qui fait quelques étincelles

Cinq fois nommé aux Oscars, «Lady Bird» est pourtant un film tout discret.

par
Catherine Magnin

Grandir à Sacramento, en 2002, ce n'est pas la panacée. Christine (Saoirse Ronan, nommée à l'Oscar de la Meilleure actrice), 17 ans, y vit sa dernière année de collège. Elle qui s'est autobaptisée «Lady Bird» rêve de s'envoler pour l'université, mais pas celle du coin. Elle veut New York, à l'autre bout du pays. Loin de sa mère (Laurie Metcalf, nommée à l'Oscar de la Meilleure actrice dans un rôle secondaire) qui trime parce que son mari est au chômage et qui couve sa fifille un peu agressivement. Loin de premières amours plutôt décevantes. Loin de l'insignifiance et de la médiocrité de cette ville sans charme.

Il n'y a pas, dans «Lady Bird», grand-chose qu'on n'ait déjà vu, même si la description des tâtonnements de l'héroïne pour ­trouver sa place parlera aux jeunes ­spectatrices. Connue comme actrice («Frances Ha», c'était elle), Greta Gerwig (nommée comme Meilleure réalisatrice) en profite pour éreinter en douceur l'Amérique profonde, blanche, croyante, puritaine, hétérosexuelle, confinée dans la dictature de la réussite. Mais ce n'est pas une satire. Au contraire, tout se termine par une forme de déclaration d'amour à la beauté du quotidien.

«Lady Bird» a longtemps été l'un des films les mieux notés sur les sites d'agrégation de critiques outre-Atlantique. C'est un peu exagéré, même si la fraîcheur de la mise en scène et la qualité de l'interprétation font mouche.

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