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LausanneUn poulailler en ville: le parcours du combattant

La police s'apprête à démanteler deux installations illégales. Pourtant, il n'est pas totalement impossible d'élever des volailles en milieu urbain.

par
fnd

«Posséder un poulailler n'est pas interdit, mais il faut respecter un parcours juridico-administratif», explique le chef de la police des constructions, Jacques Henchoz. Son service est sur le point de démanteler une installation sauvage au centre-ville.

Un autre cas est en cours d'examen au chemin du Reposoir.

La basse-cour doit d'abord respecter, selon les normes édictées par le Service cantonal de l'environnement et de l'énergie, une distance minimale de 20 m avec les habitations, afin que les voisins ne soient pas gênés par le bruit et les odeurs.

Difficulté reconnue

«Cela rend difficile la possibilité de créer un poulailler dans son jardin en milieu urbain», reconnaît Jacques Henchoz. Autre obligation: boucler les animaux dans un lieu aménagé de 19 h à 7 h. Mais pour ériger un tel abri, mieux vaut se plier à la procédure. «Il faut adresser une demande de permis à l'Office de la police des constructions, détaille Vanessa Benitez, du Service communal de l'urbanisme.

Un croquis du projet sur la parcelle est nécessaire, puis une mise à l'enquête publique sera effectuée.» Et si cette procédure n'a pas été respectée dès le début? «Une régularisation est envisageable après évaluation.» Mais la préfec­ture peut aussi infliger une amende en cas de plainte, voire démolir après décision de la Municipalité.

Et quid d'un coq qui chante aux aurores? L'article 47 du Règlement communal de police oblige les détenteurs d'animaux à respecter la tranquillité du voisinage.

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