Epidémie: Un premier cas de variole du singe en Suisse

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ÉpidémieUn premier cas de variole du singe en Suisse

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a confirmé samedi un premier cas de variole du singe en Suisse. Il a été découvert dans le canton de Berne.

Le virus de la variole du singe, de la même famille que le virus de la variole humaine, a été découvert en 1958.

Le virus de la variole du singe, de la même famille que le virus de la variole humaine, a été découvert en 1958.

CDC/Handout via REUTERS

Il y a actuellement une flambée de cas de variole du singe en Europe et en Amérique du Nord, constate samedi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans un tweet. Un premier cas a également été confirmé en Suisse: il a été découvert dans le canton de Berne, toujours selon l’OFSP. La personne infectée a été exposée au virus à l’étranger, précise de son côté la Direction de la santé du canton de Berne.

Un traçage des contacts, afin d’identifier d’éventuelles chaînes de transmission, a été effectué, selon les autorités cantonales bernoises. La personne infectée est suivie en ambulatoire et se trouve en isolement à son domicile. Tous les contacts ont pu être informés.

La variole du singe est une maladie virale rare qui se transmet de l’animal (principalement des rongeurs) à l’être humain. Plusieurs pays occidentaux dont la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’Espagne ou encore la Suède ont recensé des cas depuis début mai.

Moins grave que la variole humaine

La transmission interhumaine peut se faire par contact étroit avec des sécrétions respiratoires, des lésions cutanées d’une personne infectée ou des objets récemment contaminés (par exemple, des draps), explique la Direction de la santé du canton de Berne. Les premiers symptômes de la maladie sont la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et dorsales et des ganglions enflés. Un à trois jours après l’apparition de la fièvre, une éruption cutanée se développe, avec des vésicules ou des pustules ressemblant à la variole. L’éruption s’étend généralement de la tête au reste du corps. En cas d’infection confirmée, le Service du médecin cantonal ordonne un isolement jusqu’à ce que les dernières vésicules se soient transformées en croûtes.

Contrairement à la variole humaine, éradiquée depuis 1980, la variole du singe est généralement beaucoup moins grave. La plupart des personnes se rétablissent en l’espace de plusieurs semaines. Dans l’ensemble, le pronostic peut donc être considéré comme favorable, même si des évolutions graves peuvent survenir chez certaines personnes atteintes, affirment les autorités cantonales bernoises.

(cle)

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