Actualisé 27.10.2009 à 11:51

Vaches d'HérensUn premier syndicat d'élevage se crée hors du Valais

La Fédération d'élevage de la race d'Hérens accepte la création d'une section hors du canton du Valais.

D'ici un mois ce nouveau syndicat réunira des éleveurs de Suisse, essentiellement du Gros de Vaud et du canton de Fribourg.

Cette première découle d'un besoin manifesté par les éleveurs hors canton, explique mardi à l'ATS Martial Aymon, président de la fédération, confirmant une information du «Nouvelliste». La création d'un syndicat en Suisse romande facilitera les démarches administratives.

Un intérêt qui s'étend

Il existait jusqu'à présent un partenariat entre la fédération et des éleveurs vaudois notamment. Mais il n'y avait pas de véritable syndicat, précise M. Aymon. La fédération est nationale et entend bien jouer son rôle fédérateur lorsque le besoin existe.

Et ce premier syndicat hors du canton pourrait faire des petits. Des éleveurs de Suisse alémanique ont aussi montré un intérêt et les premiers jalons sont posés. Mais la fédération se défend de tout prosélytisme.

La race d'Hérens a acquis une certaine aura au-delà des frontières valaisannes, analyse Martial Aymon. Les retransmissions télévisées des finales de combats de reines ont peut-être joué un rôle. Et outre sa qualité combative, cette vache de petit gabarit est aussi familière et elle plaît.

Répandues autour du Mont Blanc

Le cheptel valaisan d'hérensardes compte 13 000 à 14 000 têtes, contre un millier de bêtes dans d'autres cantons. Mais le Valais n'est pas la région la plus peuplée en vaches d'Hérens puisque la vallée d'Aoste en abrite près de 30 000.

La race d'Hérens est aussi de retour dans la vallée de Chamonix. Depuis l'été 2007 le gouvernement français a reconnu cette race comme autochtone. Le cheptel ne cesse d'augmenter depuis. Les contacts avec les éleveurs italiens et français sont réguliers et les critères de sélection sont identiques d'un pays à l'autre.

Quant aux combats de reines, les différences de règlementations vétérinaires nationales constituent un obstacle à des combats transfrontaliers. En revanche des combats organisés dans le canton du Vaud ou de Fribourg seraient possibles, même si l'idée n'est pas encore abordée, précise Martial Aymon.

(ats)

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