Neuchâtel: Un procès rocambolesque pour une affaire délicate
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NeuchâtelUn procès rocambolesque pour une affaire délicate

Un ancien entraîneur de foot comparaît en appel devant la justice pour des attouchements sur des ados. Une audience mouvementée.

par
ywe
Keystone

Jeudi dernier, à Neuchâtel, a débuté le procès en appel de l'homme condamné en 2015 à 8 mois de prison avec sursis pendant deux ans pour attouchements à caractère sexuel sur des ados de 13 et 14 ans. Les faits, qui remontent jusqu'à l'année 2005, avaient fait scandale lorsqu'ils avaient été révélés en 2012. L'audience a été pour le moins mouvementée, racontent L'Express et L'Impartial, qui s'interrogent sur le sérieux de la justice.

Le fait est anecdotique mais cocasse: la salle d'audience ne bénéficie pas d'un éclairage naturel satisfaisant, obligeant la greffière à tirer une rallonge et à allumer des quinquets, sortes de lampes à huile. Ce qui n'a pas semblé contradictoire avec une déclaration de la présidente de la Cour, qui a justifié qu'un témoin soit assis presque à côté du prévenu en expliquant que si sa chaise était placée du côté fenêtre, «nous serions éblouis et ne verrions pas son regard».

Enfin, un témoin a assisté à toute l'audience avant son tour de parole alors qu'il était supposé être tenu à l'écart, à la suite d'un oubli de la Cour, qui n'a pas vérifié qui était présent avant le début de la séance, relatent les quotidiens neuchâtelois. Le témoin a donc été écarté.

Le procès se poursuivra, tout le monde l'espère, sous de meilleurs auspices. Le verdict sera connu le 30 mars.

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