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NeuchâtelUn prof d'éthique se fait clouer le bec sur Facebook

Le président de la Commission cantonale d'éthique s'est étonné qu'un hôpital ait «renvoyé» une femme chez elle après lui avoir appris que le bébé dans son ventre était mort. Elle a mis fin à la polémique elle-même.

par
mkm

Une jeune femme enceinte s'est récemment rendue à l'Hôpital Pourtalès de Neuchâtel pour le dernier contrôle avant l'accouchement. Là, on lui annonce que le foetus de 9 mois est mort et on l'invite à rentrer chez elle pour revenir le lendemain afin d'être délivrée.

L'histoire est triste, mais elle ne s'arrête pas là. Après avoir eu connaissance de cette affaire, Denis Müller, théologien et président de la Commission cantonale d'éthique, s'est étonné publiquement sur Facebook de la manière de procéder de l'hôpital. Des commentaires indignés ont alors fusé, relatent «L'Express» et «L'Impartial» dans leurs éditions de jeudi.

Mais, quelques heures après le début de la polémique, la jeune femme a répondu elle-même à l'interrogation de l'éthicien. N'ayant aucun problème de santé et ne voulant pas passer la nuit à l'hôpital, elle a expliqué avoir préféré rentrer chez elle pour y trouver le réconfort de son compagnon plutôt que d'attendre sans rien faire dans une chambre aseptisée et impersonnelle. Elle a également salué le travail des employés de l'hôpital et les attentions qu'elle y a reçues.

Après le témoignage de la jeune femme, Denis Müller a concédé aux deux quotidiens neuchâtelois que ses propos avaient été formulés «de manière lapidaire et un peu brusque». En revanche, il ne semble pas revoir sa position. Selon lui, «l'expérience de la personne qui souffre est unique, mais cela ne veut pas dire qu'elle a la totalité de la vérité».

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