Neuchâtel: Un prof du primaire amateur d'images porno
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NeuchâtelUn prof du primaire amateur d'images porno

L'instituteur de Cornaux (NE), suspendu fin décembre 2010 pour avoir regardé des images sexy pendant ses heures de classe, était amateur d'images de pornographie dure.

par
Comm
Il a été retrouvé sur l'ordinateur privé que l'instituteur amenait en classe plusieurs centaines d'images érotiques ou pornographiques de ce type (Key).

Il a été retrouvé sur l'ordinateur privé que l'instituteur amenait en classe plusieurs centaines d'images érotiques ou pornographiques de ce type (Key).

La procédure judiciaire conduite par le Ministère public dans l'affaire dite de «l'enseignant de Cornaux» est arrivée à son terme, a-t-elle indiqué aujourd'hui dans une communiqué.

En résumé, le 22 décembre 2010, le Ministère public a été informé par le Service de l'enseignement obligatoire que deux élèves d'une classe de 5e année primaire auraient aperçu sur l'ordinateur portable privé de leur enseignant de 54 ans - en classe et durant l'horaire scolaire - une image de femme nue et un icône au bas de l'écran contenant le terme «porno».

Des centaines de photos coquines

Le Ministère public a alors requis en date du 22 décembre 2010 la police neuchâteloise de procéder à diverses investigations. Celles-ci effectuées ont révélé que trois élèves avaient pu apercevoir des images pornographiques en classe et durant l'horaire scolaire sur l'ordinateur portable privé de leur enseignant et ce, durant les années scolaires 2009-2010 et 2010-2011.

Aucun parent d'élève ne s'est porté partie plaignante, a précisé le procureur Yanis Callandret.

Par ailleurs, il a été retrouvé sur ledit ordinateur plusieurs centaines d'images érotiques ou pornographiques, dont une grande partie était déjà effacée, à savoir qu'elles ont été retrouvées dans la corbeille de l'ordinateur.

2180 francs à la charge de l'accusé

Lors de ses auditions, l'enseignant a reconnu les faits tout en déclarant qu'il pensait avoir pris suffisamment de précautions pour que les élèves ne puissent pas voir l'écran de son ordinateur.

En date du 8 avril 2011, le Ministère public a adressé une ordonnance pénale à l'enseignant mis en cause, le condamnant à 45 jours-amende à 115 francs (soit au total 5175 francs) avec sursis pendant 2 ans et aux frais de la cause (arrêtés à 2180 francs).

Ladite ordonnance retenait à l'encontre de l'intéressé des infractions à l'article 197 ch. 1 et 3 CP, pour avoir rendu accessible à ses élèves de moins de 16 ans des images pornographiques en les visionnant en salle de classe sur son ordinateur portable privé durant les heures de cours.

Aussi des images de pornographie dure

Il a également été reproché à l'intéressé d'avoir téléchargé à son domicile et enregistré quelques images dites de pornographie dure, mais en tous les cas aucune image pédopornographique. Ces images dites de pornographie dure n'ont pas été vues par les élèves.

Il a démissionné de ses fonctions politiques

L'ordonnance pénale a été notifiée au prévenu le 14 avril 2011. Le délai d'opposition, de 10 jours, venait à échéance le 26 avril 2011. L'intéressé n'a pas formé opposition, de sorte que l'ordonnance pénale vaut jugement définitif.

L'enseignant de Cornaux était par ailleurs conseiller communal. Fin mars, il a démissionné de ses fonctions politiques, avait révélé «L'Express» la semaine dernière. Un conseiller communal sera élu par le législatif le 3 mai pour lui succéder.

Interdit d'enseigner dans le canton?/b>

L'ancien chef du dicastère communal de l'urbanisme, des services sociaux et de la santé est en «arrêt maladie» depuis son éviction, fin 2010, de l'école primaire. Il ne s'est plus montré aux séances politiques de 2011.

Il est du ressort du Conseil d'Etat en général, et de Philippe Gnaegi, chef de l'Instruction publique, en particulier, de décider s'il y a lieu de destituer l'instituteur de son droit d'enseigner dans les écoles publiques du canton à titre temporaire ou définitif. «Nous prendrons cette décision dans les semaines à venir», annonce Philippe Gnaegi dans «L'Express».

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