Images manipulées: Un professeur de l'EPFZ blanchi
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Images manipuléesUn professeur de l'EPFZ blanchi

Un professeur de la Haute école zurichoise était accusé d'avoir manipulé des images dans le cadre d'études scientifiques.

Vue sur le bâtiment de l'EPFZ.

Vue sur le bâtiment de l'EPFZ.

Keystone/Archive/photo d'illustration

La commission d'enquête du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) confirme qu'Olivier Voinnet n'a pas lui-même effectué ces manipulations, a indiqué jeudi l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) dans un communiqué. Il n'en était pas non plus le commanditaire et «il ne les a pas tolérées de façon délibérée».

L'enquête a identifié des négligences et des erreurs dans des illustrations. Il y avait aussi des manipulations délibérées. Ces faits sont jugés graves par la direction de l'EPFZ. Par contre, les enquêtes du CNRS et de l'EPFZ n'ont pas permis d'élucider les motifs des manipulations constatées.

Avertissement maintenu

Le professeur Voinnet était le co-auteur de quatre des cinq publications examinées. En tant que tel, la responsabilité de ces manipulations «lui en incombe». Il conserve son poste de professeur à Zurich, mais l'avertissement qui lui a été signifié en 2015 est réitéré et maintenu pour cinq nouvelles années, soit jusqu'en 2023, précise l'EPFZ.

Le professeur doit aussi limiter ses recherches à son propre groupe à Zurich et ses publications feront l'objet d'un contrôle jusqu'à la fin de 2020. L'accompagnement par une spécialiste expérimentée mis en place en 2015 est prolongé au moins jusqu'à la fin de 2020.

Trois des publications examinées remontent à la période où Olivier Voinnet dirigeait un groupe de recherche au CNRS de Strasbourg (F). Le rapport d'enquête confirme que ni le professeur Voinnet ni d'autres membres de l'EPFZ n'étaient impliqués à titre personnel dans la manipulation des images.

Aucune nouvelle infraction

Detlef Günther, vice-président pour la recherche de l'EPFZ, souligne que depuis le début de l'enquête lancée en 2015, le groupe du professeur Voinnet «n'a commis aucune nouvelle infraction contre les directives de l'école relatives à l'intégrité dans la recherche.

La direction de l'EPFZ constate qu'Olivier Voinnet «s'est montré très coopératif dès le début de l'affaire et a pris une part active dans les éclaircissements». Le professeur s'est aussi consacré à la correction de ses recherches et il a effectué les rétractations nécessaires.

L'EPFZ a ouvert une enquête après les accusations des sites internet spécialisés PubPeer et Retractation Watch. Les deux sites n'ont pas mis en doute les résultats des études du professeur Voinnet, mais seulement les illustrations publiées.

La commission d'enquête du CNRS était placée sous la direction d'un représentant indépendant de l'Institut Pasteur et comptait aussi deux représentants de l'Ecole polytechnique fédérale. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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