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Proche-OrientUn projectile syrien tombe dans le Golan occupé

Un projectile tiré à partir du territoire syrien a explosé lundi dans la partie occupée par Israël du plateau du Golan, selon l'armée israélienne.

De son côté, Washington déclare ne pas être informé de l'usage d'armes chimiques par les rebelles syriens. La porte-parole de l'armée israélienne s'est contentée d'indiquer que l'engin avait explosé dans le sud du Golan, sans donner plus d'explications. Ce tir survient alors qu'une vive tension règne entre Israël et la Syrie à la suite des raids aériens israéliens.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a deux ans, la situation s'est tendue sur le Golan, mais les incidents sont restés jusqu'à présent relativement limités. Les responsables israéliens ont attribué jusqu'ici les tirs et obus syriens à des «erreurs», en raison de la proximité des combats entre armée et rebelles syriens.

Rebelles blanchis par Washington

Les Etats-Unis ne possèdent pas d'informations attestant que les rebelles en Syrie ont eu recours à des armes chimiques dans le conflit qui les oppose au régime de Damas, a pour sa part déclaré lundi un responsable du département d'Etat américain.

«Nous n'avons pas d'informations laissant penser qu'ils ont la capacité ou l'intention de déployer ou d'utiliser de telles armes», a répondu ce diplomate interrogé lors d'une conférence téléphonique à Washington à quelques heures du départ du secrétaire d'Etat John Kerry pour une visite officielle à Moscou.

Ce responsable s'exprimait après que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie, mandatée par l'ONU, eut affirmé ne «pas avoir obtenu de résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit».

Kerry-Poutine

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui part lundi pour Moscou, s'entretiendra mardi avec le président russe Vladimir Poutine, notamment au sujet de la Syrie, l'un des gros contentieux entre les deux pays, indique-t-on de source américaine.

De la Syrie aux attentats de Boston en passant par le désarmement, l'Iran, la Corée du Nord et le lourd dossier des droits de l'homme et de la société civile, John Kerry aura un programme chargé mardi et mercredi, mais sur lequel des analystes attendent peu de résultats majeurs. (ats)

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