Musée d'art et d'histoire: Un projet «cohérent, financé et réalisable»
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Musée d'art et d'histoireUn projet «cohérent, financé et réalisable»

Les partisans de la rénovation et de l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire de la Ville de Genève ont lancé leur campagne jeudi.

par
Léonard Boissonnas
La cour intérieure du musée imaginée par Jean Nouvel.

La cour intérieure du musée imaginée par Jean Nouvel.

La campagne en faveur de la rénovation et de l'agrandissement du Musée d'art et d'histoire, sur lequel doivent se prononcer les citoyens de la Ville de Genève en février prochain, a été lancée jeudi. Pour rappel, l'extrême gauche, l'UDC et des associations de défense du patrimoine avaient déposé en juillet dernier 6000 signatures contre le projet imaginé par l'architecte français Jean Nouvel et voté par le Conseil municipal en mai. Devisé à 132 millions de francs, l'ouvrage serait financé par un partenariat public-privé. Ainsi la collectivité devrait mettre 64 millions de sa poche.

Les partisans du projet, le Cercle de soutien MAH+, ainsi que de la majorité des partis du Conseil municipal (le PS, le PDC, le PLR et le MCG), mettent en avant la vétusté des lieux, un accueil insuffisant et un manque de mise en valeur du patrimoine du musée. La co-présidente du Comité de soutien, Charlotte de Senarclens, se félicite d'un projet «cohérent, financé et réalisable».

Une campagne «difficile» en vue

S'attendant à une campagne «difficile», les soutiens au projet ont créé un fonds basé sur des dons pour la financer. Un site internet a été spécialement créé et une vidéo de présentation réalisée pour convaincre les Genevois. Toutefois, aucun chiffre n'a pu être articulé en l'état autour de cette campagne: «Mais les dons affluent tous les jours», se réjouit Charlotte de Senarclens.

Les opposants, eux, espèrent lever une vingtaine de milliers de francs de dons pour leur campagne, qui devrait être lancée dans quelques semaines, indique Tobias Schnebli du groupe Ensemble à Gauche. Les référendaires dénoncent entre autres un projet «démesuré», une mainmise du privé sur le bien public et des charges d'exploitation supplémentaires. Le souverain aura le dernier mot le 28 février.

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