France: Un projet d'attentat près d'Orléans déjoué

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FranceUn projet d'attentat près d'Orléans déjoué

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, deux Français ont été interpellés et mis en examen. Ils projetaient de s'en prendre aux forces de l'ordre.

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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Un projet d'attentat visant des représentants des forces de l'ordre a été déjoué la semaine dernière à Orléans, dans le centre de la France. Deux Français de 20 et 24 ans ont été interpellés et placés en garde à vue, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Les deux hommes étaient en contact avec un djihadiste français présent en Syrie, a précisé Bernard Cazeneuve, lors d'un déplacement à Toulouse. «L'enquête devra établir s'il était le commanditaire des attaques que l'un d'eux a reconnu avoir projetées contre des militaires, des gendarmes et des policiers», a-t-il ajouté. Il s'agit du dixième projet d'attentat déjoué par la DGSI.

D'origine étrangère

Le jeune de 20 ans était inconnu des services de police et celui de 24 ans l'était pour délinquance. Tous deux ont été déférés le 19 décembre devant la justice. L'un est né au Togo et l'autre au Maroc, selon une source policière. Depuis le début de l'année, dix attentats ont été déjoués en France, a souligné Bernard Cazeneuve.

«Les suspects voulaient attaquer une caserne de l'armée, une gendarmerie, et le commissariat central d'Orléans», a précisé la source policière. «Ils cherchaient à se procurer des armes et à étoffer le commando», a-t-elle ajouté.

L'enquête a débuté en août dernier sur la base d'un renseignement obtenu par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). «On est dans une situation de prévention, ils ont été interpellés nettement avant d'être en capacité même de pouvoir agir», a déclaré le maire d'Orléans, Olivier Carré, sur BFM TV.

Assignations à résidence «conformes»

Par ailleurs, le Conseil constitutionnel a jugé mardi que les assignations à résidence de la loi du 20 novembre dans le cadre de l'état d'urgence décidé après les attentats du 13 novembre étaient conformes au texte fondamental de la République.

Le Conseil constitutionnel a validé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée, via le Conseil d'Etat, par un des militants écologistes assignés à résidence pendant la conférence sur le climat de décembre dernier.

Les avocats du militant demandaient aux «sages» de «mettre un coup d'arrêt» à cet «abandon du pouvoir législatif au profit du pouvoir administratif» et d'encadrer un texte qui porte atteinte à la «liberté constitutionnelle d'aller et de venir».

Le Conseil constitutionnel, peut-on lire dans un communiqué, «a jugé que, tant par leur objet que par leur portée, ces dispositions ne comportent pas de privation de la liberté individuelle au sens de l'article 66 de la Constitution». (nxp/20 minutes/ats/afp)

3414 refoulés aux frontières pour risque à la sécurité depuis les attentats

3414 personnes ont été refoulées aux frontières de la France depuis le rétablissement des contrôles dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris, a annoncé le ministre français de l'Intérieur.

«3414 personnes ont à ce jour été refoulées en raison du risque qu'elles présentent pour la sécurité et l'ordre public», a déclaré Bernard Cazeneuve, rappelant que la France avait, «dans la nuit du 13 novembre, rétabli les contrôles à (ses) frontières» comme «le permet le code Schengen en de telles circonstances».

Le ministre n'a cependant pas détaillé les modalités pratiques de ces refoulements.

(NewsXpress)

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