Royaume-Uni - Un projet de réintroduction d’éléphants inquiète le Kenya
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Royaume-UniUn projet de réintroduction d’éléphants inquiète le Kenya

Le projet britannique de réintroduire treize éléphants - élevés dans un zoo - dans la savane, au Kenya, suscite des interrogations. Nairobi dit n’avoir pas été consultée.

La Fondation Aspinall compte faire voyager treize éléphants à bord d’un Boeing747, jusqu’en Afrique. Mais le Kenya, pays de destination,  affirme n’être au courant de rien.

La Fondation Aspinall compte faire voyager treize éléphants à bord d’un Boeing747, jusqu’en Afrique. Mais le Kenya, pays de destination, affirme n’être au courant de rien.

AFP

Le Kenya a exprimé son inquiétude, mercredi, concernant le projet d’une fondation de convoyer par avion un troupeau d’éléphants depuis un parc animalier britannique vers le Kenya, pour le réintroduire dans la nature, sur son territoire.

La Fondation Aspinall compte faire voyager à bord d’un Boeing 747, surnommé le «jet Dumbo», treize éléphants du parc animalier Howletts Wild Animal Park, dans le sud de l’Angleterre, au Kenya, à 7000 kilomètres.

«Ni contactés, ni consultés»

Le ministère kényan du tourisme et de la Faune a affirmé avoir «appris avec inquiétude» les informations parues dans les médias britanniques sur cette opération, présentée, mardi, comme «une première mondiale» pour des éléphants en capacité de se reproduire par la Fondation Aspinall, dont Carrie Johnson, l’épouse du premier ministre Boris Johnson, est directrice de la communication.

«Le ministère tient à préciser que ni lui ni le Kenya Wildlife Service (l’agence chargée de la préservation de la nature, ndlr) n’ont été contactés ou consultés à ce sujet», a déclaré le ministère, soulignant que «la relocalisation et la réacclimatation d’un animal provenant d’un zoo ne sont pas faciles et sont une affaire coûteuse».

Déplacement d’animaux encadré

Un responsable du ministère a déclaré que les autorités kényanes s’appuyaient sur la réglementation spécifique élaborée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) concernant le déplacement d’animaux.

L’UICN a prévenu, en mars, que le braconnage et la destruction de l’habitat, notamment en raison de la conversion des terres à l’agriculture, décimaient les troupeaux d’éléphants dans toute l’Afrique.

La population d’éléphants de la savane africaine a diminué d’au moins 60% au cours 50 dernières années, leur valant d’être reclassés dans la catégorie «en danger», dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Gorilles, rhinocéros, gibbons

La Fondation Aspinall a également assuré qu’elle travaillerait avec des équipes antibraconnage pour aider à assurer la survie à long terme du troupeau – dont le plus jeune membre, Nguvu, est né en mars 2020 – au Kenya.

Elle a déjà réintroduit dans leurs habitats naturels des animaux nés en captivité, tels que des gorilles, des rhinocéros noirs, des gibbons cendrés ou des bisons d’Europe.

(AFP)

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