Bâle-Campagne: Un quadra jugé pour une série de viols horribles

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Bâle-CampagneUn quadra jugé pour une série de viols horribles

Un Bâlois droguait puis abusait de femmes, tout en filmant ses méfaits. Il parle d'un jeu sexuel «partiellement consenti».

par
dmz

La soirée avait tout d'un conte de fées, pour les six victimes d'un quadragénaire bâlois, jugé depuis lundi par le Tribunal de district de Muttenz (BL). Elles avaient rencontré un homme charmant, qu'elles avaient accepté de suivre chez lui. Elles se sont fait offrir un verre, avant que tout bascule.

La tête dans les toilettes

Après avoir perdu conscience, elles se sont réveillées au lit ou la tête dans les toilettes, parfois attachées, en train de se faire frapper et violer.

Leur tortionnaire, âgé aujourd'hui de 41 ans, filmait ses agressions, qui se sont produites entre 2006 et 2011. Les images sont si insoutenables que la Cour a refusé de les remettre à la presse, révèle la «Basler Zeitung». Elles seront seulement utilisées comme moyen de preuve lors du procès et pendant les plaidoyers.

Rupture difficile

Le prévenu, qui a déjà passé 422 jours en prison, a raconté sa descente aux enfers. L'année 2006 a été terrible: il allait de petit boulot en petit boulot et s'est séparé de sa compagne. Petit à petit, il a sombré dans la cocaïne, consommant jusqu'à trois grammes par semaine.

En ce qui concerne les viols, il les considère comme des jeux sexuels «partiellement consentis». Un avis que ne partagent ni le procureur, ni les experts qui ont entendu les victimes. L'homme a utilisé un mélange de GHB et d'autres substances anesthésiantes pour les piéger. L'accusé a crié à la méprise: il croyait que la substance servait à «tester la cocaïne». Il a prétendu que son ex la lui avait fournie. Les médecins parlent de blessures sur les parties intimes des victimes, qui correspondent à des viols.

Outre les accusations de viols, le prévenu doit encore répondre d'autres délits, comme la possession de pornographie interdite ou la création de fausse monnaie. Le procès se poursuit, la date du verdict n'est pas encore connue.

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