Suisse: Un quart du territoire helvétique convient aux tiques
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SuisseUn quart du territoire helvétique convient aux tiques

Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont désormais identifié les zones en Suisse où les tiques pourraient se propager et être porteuses de chlamydiales.

Ces petits acariens transmettent des maladies potentiellement graves comme la borréliose et l’encéphalite à tiques.

Ces petits acariens transmettent des maladies potentiellement graves comme la borréliose et l’encéphalite à tiques.

Keystone

Des chercheurs de l’EPFL et du CHUV ont pour la première fois cartographié la répartition des tiques en Suisse et la présence au sein de leurs organismes de bactéries chlamydiales. La surface des zones favorables à leur développement a augmenté de 10% en dix ans.

Ces petits acariens transmettent des maladies potentiellement graves comme la borréliose et l’encéphalite à tiques. Selon de récentes études du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), elles peuvent aussi être porteuses de chlamydiales, une bactérie qui peut provoquer des infections des voies respiratoires.

Les chercheurs dirigés par Estelle Rochat, doctorante à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ont désormais identifié les zones où les tiques pourraient se propager et être porteuses de chlamydiales. Ils ont utilisé trois bases de données ainsi qu’une méthode de Machine learning pour estimer leur répartition en fonction de divers facteurs tels que la température et les précipitations.

Les tiques ont migré vers des altitudes plus élevées

«Les données montrent que les tiques sont remontées de 300 à 400 mètres dans les étages alpins», a déclaré Gilbert Greub, directeur de l’Institut de microbiologie du CHUV, cité dans un communiqué de l’EPFL. Il attribue ce phénomène au réchauffement climatique.

En outre, il a été constaté qu’en 2018, les tiques pourraient héberger des chlamydiae dans neuf pour cent des zones suisses, contre huit pour cent en 2008, comme le rapportent les chercheurs dans la revue «Applied and Environmental Microbiology».

Les chercheurs sont convaincus que leur méthode serait également adaptée à l’encéphalite à tiques ou à la maladie de Lyme, par exemple.

(ATS/NXP)

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