Conseil fédéral: Un quatrième candidat UDC évoqué, une femme?
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Conseil fédéralUn quatrième candidat UDC évoqué, une femme?

Sur fond de rumeurs, Toni Brunner réitère son avertissement avant l'élection au gouvernement.

A quelques jours de la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral, le suspense reste entier. Dimanche, la presse relayait l'hypothèse d'un quatrième candidat UDC. Ce quatrième homme pourrait être une femme.

En attendant, le président de l'UDC Toni Brunner a réitéré ses menaces: si l'assemblée fédérale n'élit pas un candidat qui figure sur le ticket officiel de l'UDC, les autres partis devront en répondre. Et tout démocrate du centre qui accepterait d'être élu dans de telles circonstances sera exclu du parti, avertit-il dans la SonntagsZeitung.

Le président de l'UDC précise toutefois qu'un retrait de l'UDC du Conseil fédéral n'est pas à l'ordre du jour, même si le Parlement fédéral ne choisissait pas l'un des trois candidats officiels.

L'UDC chercherait alors des majorités aux Chambres fédérales ou devant le peuple, prévient Toni Brunner. Si son parti n'est pas associé de manière appropriée au travail du gouvernement, il devra faire «encore davantage recours aux initiatives et aux référendums», martèle-t-il. Ainsi, «une initiative sur l'asile est déjà toute prête».

Libre de toute promesse

L'UDC se verrait également libérée de tout engagement passé, notamment en ce qui concerne l'attaque d'un siège socialiste au gouvernement dans quatre ans, tonne son président.

D'après Toni Brunner, les trois candidats officiels Thomas Aeschi (ZG), Guy Parmelin (VD) et Norman Gobbi (TI) remplissent toutes les conditions nécessaires pour entrer au Conseil fédéral. Chez les autres partis, l'accueil des trois candidats n'est pas aussi enthousiaste.

A la radio alémanique samedi, le président du PS Christian Levrat a déclaré que c'est une preuve d'indigence, si le premier parti du pays envoie un tel trio dans la course.

Le nouveau président du groupe socialiste, Roger Nordmann, s'est également montré critique: Avec tout le respect dû aux régions linguistiques, le domicile n'est pas le seul critère pour élire un conseiller fédéral», estime le Vaudois. Le PS ne procédera d'ailleurs que mardi aux auditions des candidats.

Spéculations

Dimanche, la presse bruissait de rumeurs sur d'éventuels autres papables. «Il y en a de plus indépendants de la direction» de l'UDC, déclare dans Le Matin Dimanche le conseiller national (PS/VS) Mathias Reynard.

Selon la NZZ am Sonntag, la conseillère d'Etat UDC schaffhousoise Rosmarie Widmer Gysel serait le quatrième candidat. La SonntagsZeitung avance que «l'opération quatrième homme» est en cours: pour elle, le conseiller national Thomas Hurter (UDC/SH) figure en tête.

Une alternative serait encore un autre Schaffhousois, le conseiller aux Etats Hannes Germann. A propos du choix officiel de l'UDC, il déclarait, dans la presse de son canton la semaine passée, que les cartes étaient jouées d'avance.

Thomas Hurter et lui-même n'entrent visiblement pas dans le schéma des stratèges en chef: «Le groupe s'est décidé pour des collègues de parti absolument fidèles à la ligne politique».

La presse dominicale évoque encore les noms du conseiller aux Etats Roland Eberle (UDC/TG) et du président du gouvernement zougois Heinz Tännler (UDC).

Clause d'exclusion irritante

Les partis bourgeois en revanche penchent plutôt pour un choix parmi le ticket officiel. Le PDC discerne «des personnes éligibles» dans le trio. Il a toutefois répété la semaine dernière son irritation contre la règle de l'UDC qui lui permet de bannir de ses rangs tout membre élu au Conseil fédéral sans être candidat officiel.

«Il serait désirable que l'UDC biffe cette clause qui limite le choix du Parlement», a déclaré le président du groupe Filippo Lombardi. «Il s'agit d'une question de principe». La constitution prévoit en effet que les parlementaires décident librement.

Le PLR fera son choix parmi les trois candidats officiels et le PBD devrait faire de même, a laissé entendre son président Martin Landolt. La liberté de vote reste une option. Les Verts ont annoncé qu'ils ne soutiendraient aucun candidat UDC. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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