Lausanne: Un radar imposant «squatte» les places de parc
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LausanneUn radar imposant «squatte» les places de parc

Depuis quelques mois, les excès de vitesse sont surveillés par un appareil plutôt massif dans les quartiers résidentiels. Quitte à rogner parfois sur les zones bleues. Réaction.

par
Francesco Brienza
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Le radar installé au chemin du Boisy, à la mi-décembre 2013.

Le radar installé au chemin du Boisy, à la mi-décembre 2013.

Photo frb
La même installation sur l'avenue des Bains, en début de semaine.

La même installation sur l'avenue des Bains, en début de semaine.

Lecteur reporter
Sur la routes des Plaines-du-Loup, à la fin du mois d'octobre dernier.

Sur la routes des Plaines-du-Loup, à la fin du mois d'octobre dernier.

photo facebook

«A Lausanne, chaque place de parc compte!» Patrick Eperon, responsable de l'association routière vaudoise, a toussé en apprenant qu'un radar de la police municipale occupait parfois des places en zone bleue, et ce durant plusieurs jours d'affilée.

Zones bleues «amputées»

Le Traffistar, véritable bijou de technologie semi-mobile, sillonne la capitale vaudoise depuis l'automne dernier. Il est posté essentiellement en périphérie. Mais problème: à cause de sa grande taille, les policiers ne peuvent pas le caser n'importe où. Ils sont parfois obligés de le poser sur des places de parc. Ce qui fait grincer quelques dents. «Le procédé est vraiment vicieux, réagit un automobiliste. Car bien sûr, on sera collé si on est obligé de mal se garer!»

Des exceptions à surveiller

Les forces de l'ordre ont toutefois leurs raisons. «Nous plaçons systématiquement l'appareil là où il gêne le moins, indique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police de Lausanne. Dans certains quartiers, les zones bleues sont tout simplement l'emplacement le plus propice. Installer le radar hors-case pourrait parfois représenter un grand danger. Or sa mission, c'est avant tout d'améliorer la sécurité.» Et le chargé de communication d'ajouter que la pratique est tout à fait légale. «C'est le même cas de figure quand un chantier empiète sur des places. Il existe des autorisations spéciales pour les cas particuliers.» Un argument que ne balaie d'ailleurs pas Patrick Eperon, qui peut admettre l'une ou l'autre exception. «Mais il faut être attentif à ce que cela ne devienne pas la règle, prévient-il. Sans quoi on pourrait avoir l'impression que l'appareil est vraiment là pour faire du chiffre.»

Reste que les radars ne sont pas détestés de tous. Jean-Philippe Pittet rappelle d'ailleurs que, bien souvent, ce sont les habitants eux-mêmes qui sollicitent la police pour venir surveiller un quartier. «Pouvoir rester plusieurs jours dans un quartier augmente notre efficacité dans la durée, précise le porte-parole. Et ce radar donne entière satisfaction car il présente les avantages d'un appareil fixe avec la souplesse d'un contrôle mobile.»

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