JURA - Un radar mal réglé va faire le bonheur de quinze automobilistes
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JURAUn radar mal réglé va faire le bonheur de quinze automobilistes

Flashés en 2020 sur l’autoroute A16, quinze conducteurs ont été les victimes d’un radar mal réglé. Ils peuvent désormais écrire à la Justice jurassienne pour voir leur sanction allégée.

par
Fabrice Zwahlen
Un radar flashe avec régularité les automobilistes empruntant l’autoroute A16 (ici dans la région de Delémont).

Un radar flashe avec régularité les automobilistes empruntant l’autoroute A16 (ici dans la région de Delémont).

Laurent Crottet/Le Matin/A

Un radar installé dans le tunnel reliant Courrendlin à Choindez, sur l’autoroute A16, fait grand bruit dans le Jura. Entre le 27 janvier et le 5 février 2020, la «boîte» sest illuminée à 3026 reprises en dix jours. Problème: l’appareil a été mal installé par les agents de la Police cantonale, révèle «Le Quotidien Jurassien». Plusieurs automobilistes ont ainsi été lésés.

Flashé à 110 km/h au lieu de 80 km/h, un citoyen du Jura bernois avait exigé, l’an dernier, une expertise, cette infraction signifiant pour ce récidiviste une perte de permis d’un an. Dans un rapport de seize pages, l’Institut fédéral de métrologie lui a donné raison, estimant que la position de l’instrument de mesure n’avait pas été choisie de manière optimale et que l’appareil avait été mal réglé.

Une analyse cas par cas

La baisse obtenue de 1 km/h lui a redonné le sourire. Son retrait de permis dun an a été levé et transformé en 30 jours sans «bleu», son dépassement non autorisé atteignant 29 km/h et non plus 30 km/h. L’infraction ne figurera donc pas à son casier judiciaire.

À la suite de cette affaire, la Police cantonale jurassienne a vérifié les conséquences de cette erreur pour les 3026 automobilistes flashés. Elle a récemment écrit à quatorze d’entre eux pour les avertir qu’ils avaient également été lésés pour un ou quelques km/h.

Ceux-ci doivent désormais écrire au Tribunal cantonal afin de pouvoir bénéficier d’une remise de peine, qui pourra aller d’une baisse de leur amende jusqu’à son annulation. Les cas lourds devront ensuite s’adresser à l’Office des véhicules de leur canton, ce dernier fixant la sanction administrative (avertissement, retrait).

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