Actualisé 09.10.2017 à 18:31

SchaffhouseUn radicalisé empêché de travailler avec les migrants

Un Irakien condamné après avoir planifié un attentat souhaitait, à sa sortie, travailler dans l'accueil des migrants. Les autorités sont intervenues pour refuser.

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rmf
L'Irakien Osamah M. avait été condamné en mars 2016 pour avoir planifié un attentat, mais la peine a été cassée par le Tribunal pénal fédéral, jugée trop sévère. Il cherche à présent à se réinsérer sur le marché du travail.

L'Irakien Osamah M. avait été condamné en mars 2016 pour avoir planifié un attentat, mais la peine a été cassée par le Tribunal pénal fédéral, jugée trop sévère. Il cherche à présent à se réinsérer sur le marché du travail.

Keystone/Karin Widmer

En mars 2016, trois Irakiens ont été condamnés à la prison pour avoir tenté de préparer un attentat. Pour Osamah M., résident à Schaffhouse, la peine avait été fixée à 4 ans et 8 mois. Ces sanctions ont toutefois été jugées trop sévères par le Tribunal pénal fédéral, et les trois hommes ont donc été remis en liberté.

Capacités linguistiques utiles

Les autorités schaffhousoises, cherchant à mettre à profit les compétences d'Osamah M. dans le monde du travail, lui ont alors proposé d'oeuvrer dans le domaine des soins aux réfugiés, affirme la «SonntagsZeitung». En effet, ses capacités linguistiques en allemand et en arabe auraient pu être utiles, estimait le canton. Mais le projet a finalement été stoppé par Berne.

L'expert en jihadisme Kurt Pelda estime dans «20 Minuten» que «si ce projet avait été réalisé, ça aurait été une catastrophe». Selon lui, les autorités ne sont pas conscientes du danger que représentent certains salafistes suisses.

Les services sociaux réfutent

Au Bureau cantonal des affaires sociales de Schaffhouse, les déclarations du journal dominical sont considérées comme fausses. Andi Kunz, responsable de l'asile et des réfugiés, déclare: «Osamah M. est venu vers nous avec l'envie de soutenir les réfugiés dans l'apprentissage des langues.» Il explique que l'idée avait alors été examinée par le service, avant d'être refusée. «Une intervention fédérale pour mettre un terme au projet est fausse», assure-t-il.

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