Fukushima: Un rat est bien la cause d'un court-circuit
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FukushimaUn rat est bien la cause d'un court-circuit

Tepco a confirmé ce lundi que c'est bien un petit rongeur qui avait provoqué l'interruption des circuits de refroidissement dans la centrale de Fukushima, la panne la plus grave depuis son «arrêt à froid» en décembre 2011.

Après le terrible Tsunami de mars 2011 il aura suffi d'un rat pour provoquer un court-circuit et entraîner une panne de distributeurs d'électricité paralysant la semaine dernière durant près de trente heures une partie des systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. C'est ce qu'a confirmé lundi la compagnie Tepco. Selon un rapport enrichi de photographies du cadavre d'un rat retrouvé déchiqueté dans les installations électriques, ce dernier a malgré lui fait jonction entre deux connecteurs et fait disjoncter en cascade les équipements. Il a vraisemblablement été tué par la violente décharge dont son corps porte les séquelles. «Nous allons à l'avenir pendre plus de précautions pour éviter que des petits animaux n'entrent dans les installations», a promis Tepco.

Lundi 18 mars, vers 19h locales (10h GMT), le courant s'était brutalement interrompu dans une partie des installations de Fukushima Daiichi, stoppant les dispositifs de refroidissement des piscines de désactivation des réacteurs 1, 3 et 4, et d'un bassin commun, dans lesquels sont immergés des milliers d'assemblages de combustible usé. Les équipements en question se trouvent dans un camion garé au pied des bâtiments. En sortent des câbles destinés à l'alimentation des systèmes de refroidissement, selon les photos publiées par Tepco.

Précarité des dispositifs soi-disant provisoires

La compagnie avait précisé que la panne provenait de plusieurs tableaux de distribution électrique. Le rétablissement s'est fait progressivement, et a été achevé à la première heure matinale, le mercredi suivant. Cette panne, sans doute la plus grave depuis que la centrale a été déclarée en état stable dit «d'arrêt à froid» mi-décembre 2011, a révélé la précarité des dispositifs actuellement en service dans ce complexe atomique mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. De nombreux experts se sont agacés du fait que les moyens soi-disant provisoires, installés en urgence après l'accident du 11 mars pour rétablir au plus vite les fonctions vitales de la centrale, soient toujours en place deux ans après, rendant le site extrêmement vulnérable.

Bien qu'ayant une fois de plus fortement été critiquée pour avoir mis trois heures à faire état publiquement de cette panne, la compagnie Tepco s'est montrée très rassurante, assurant notamment qu'il aurait fallu plusieurs jours avant que la température des piscines n'atteigne un niveau susceptible d'inquiéter.

(afp)

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