Taxe: Un référendum contre la vignette à 100 francs
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TaxeUn référendum contre la vignette à 100 francs

Le comité qui combat cette hausse, essentiellement composé de politiciens UDC, a récolté 70'000 signatures, alors que 50'000 sont nécessaires pour faire aboutir le référendum.

Le peuple votera certainement sur une augmentation du prix de la vignette autoroutière de 40 à 100 francs. «Nous continuerons activement la récolte jusqu'au délai» de dépôt des signatures fixé au 13 juillet, a indiqué à l'ats la conseillère nationale Nadja Pieren (UDC/BE), confirmant une information de l'hebdomadaire zurichois «SonntagsBlick». Le comité référendaire souhaite ainsi donner un «signal» contre une hausse étatique «abusive» pour les usagers de la route.

Le 22 mars, les Chambres fédérales ont accepté cette première augmentation de la vignette depuis 20 ans, prévue dès 2015 dans le nouvel arrêté sur le réseau des routes nationales. Ce projet vise à rendre la Confédération propriétaire de 400 km de routes supplémentaires.

Contournement de Morges

Les nouvelles recettes, environ 305 millions de francs, sont destinées à l'exploitation, à l'entretien et à l'aménagement des tronçons qui seront ajoutés au réseau, comme le contournement autoroutier de Morges (VD). Berne reprendrait aussi l'aménagement du contournement du Locle et de La Chaux-de-Fonds (NE).

Les référendaires issus des rangs de l'UDC et de la Lega estiment qu'avant de définir un financement, il faut établir ce qui doit être construit et combien cela coûterait. L'Union suisse des arts et métiers (usam) et le Touring Club Suisse (TCS), notamment, soutiennent le comité.

Référendum de gauche

L'Association transports et environnement (ATE) combat elle aussi la vignette à 100 francs, mais pour d'autres raisons. Elle a lancé le 30 avril sa propre récolte de signatures, craignant la construction de nouvelles autoroutes, notamment un deuxième tube au tunnel routier du Gothard.

«Nous sommes contents qu'une votation ait lieu», a réagi dimanche Gerhard Tubandt, porte-parole de l'ATE, interrogé par l'ats. L'organisation mènera sa propre campagne, avec des arguments de politique écologique, précise-t-il.

L'ATE a récolté «très peu de signatures», moins d'une centaine. Elle l'explique par le fait que les sections romandes, à l'exception de celle du Bas-Valais, ont décidé de ne pas récolter de paraphes, refusant de soutenir un référendum de l'UDC.

De plus, les militants de l'ATE descendent dans la rue, alors que les référendaires de droite ont distribué leurs feuilles de signatures auprès des organisations d'automobilistes, souligne Gerhard Tubandt. (ats)

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