Lausanne: Un requérant d'asile tué à mains nues
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LausanneUn requérant d'asile tué à mains nues

Un trentenaire égyptien résidant du centre EVAM de Vennes est mort mercredi des coups portés par un occupant algérien de la même structure d'accueil.

La bagarre mortelle a eu lieu dans le quartier de Praz-Séchaud, à proximité du centre EVAM de Vennes.

La bagarre mortelle a eu lieu dans le quartier de Praz-Séchaud, à proximité du centre EVAM de Vennes.

Un requérant d'asile débouté d'origine égyptienne de 33 ans est décédé mercredi des suites d'une bagarre sur les hauts de Lausanne. L'auteur, également requérant débouté d'origine algérienne, a été arrêté et placé en détention préventive. Une enquête devra établir le déroulement des faits.

Peu avant 16h00, un témoin a avisé la police qu'une violente bagarre venait de se dérouler dans le quartier de Praz-Séchaud, sur les hauts de la ville. Rapidement sur place, plusieurs patrouilles ont découvert un homme à terre, grièvement blessé au visage.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux hommes, un Algérien de 36 ans et un Egyptien de 33 ans, en sont venus aux mains. «Il n'a pas été fait usage d'arme à feu, ni d'arme blanche. On suppose que les coups ont été donnés à mains nues, même si à ce stade on ne peut pas exclure qu'un objet ait été utilisé», a expliqué à l'ats Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police municipale.

Frappé au visage

La victime s'est fait violemment frapper au visage. L'agresseur n'a pas été blessé. Il a pris la fuite après la bagarre mais les policiers ont réussi à le rattraper à proximité.

Des témoins ont assisté à la scène. Ils ont été entendus par les enquêteurs et se sont vus proposer un soutien psychologique. Les spécialistes de l'identité judiciaire se sont rendus sur les lieux de l'homicide afin de procéder au relevé technique des traces.

Centre de Vennes

Les enquêteurs ignorent les causes de l'altercation. «Les recherches devront notamment dire si les deux hommes se connaissaient», a précisé M. Pittet. Tous deux étaient attribués au centre de Vennes, sur les hauts de la ville. En tant que requérants déboutés, ils y recevaient une aide en nature, à savoir un lit, trois repas et des articles d'hygiène.

L'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) héberge à Vennes une centaine de requérant déboutés au bénéfice de l'aide d'urgence. Mercredi soir, le responsable du centre s'est rendu sur place pour discuter avec les surveillants et les résidents et répondre à leurs questions. Une partie des résidents était déjà au courant car l'agression s'est produite à environ 300 mètres du centre, a expliqué Sylvie Makela, chargée de communication.

(ats)

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