Australie: Un rongeur a disparu à cause du réchauffement
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AustralieUn rongeur a disparu à cause du réchauffement

Le changement climatique semble avoir précipité l'extinction d'un animal, selon une étude scientifique.

Le melomys rubicola a disparu.

Le melomys rubicola a disparu.

photo: Kein Anbieter/dr

D'importantes recherches ont été réalisées sur la petite île sablonneuse de Bramble Cay, dans le détroit de Torrès qui sépare l'Australie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Mais les scientifiques n'ont trouvé aucun spécimen du melomys rubicola, un petit rongeur, dont cette langue de sable est le seul habitat connu.

La submersion de l''îlot, qui ne culmine qu'à quelques mètres, et la perte d'habitat pour les rongeurs, sont «très probablement» la raison expliquant cette disparition, affirment les auteurs de cette étude réalisée par le département de l'environnement du Queensland et par l'université du Queensland.

Les données sur l'élévation du niveau des eaux et les phénomènes climatiques dans le détroit de Torrès laissent penser que «les changements climatiques provoqués par l'homme (sont) la cause profonde de la disparition du melomys de Bramble Cay», explique l'étude.

Seul mammifère de la barrière de corail

Le melomys rubicola était considéré comme le seul mammifère endémique de la grande barrière de corail. Il avait été découvert en 1845 par les Européens. Mais plus aucun spécimen de ce rongeur n'a été vu depuis 2009.

En 2014, des scientifiques ont décidé de lancer d'importantes recherches dans l'espoir de conserver l'espèce. Des pièges et des caméras ont été utilisés, mais aucun rongeur n'a été vu, «ce qui confirme que la seule population connue de ce rongeur est désormais éteinte», selon l'étude.

«En conséquence, la conclusion est que l'extinction du melomys de Bramble Cay est due à l'élévation du niveau de la mer et à la plus grande incidence des événements météorologiques extrêmes ces dernières années (...) elle constitue probablement la première extinction documentée de mammifère qui ne soit due que (ou essentiellement) au changement climatique anthropique», selon cette étude. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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