Actualisé 26.05.2019 à 16:44

GenèveUn samedi pour apprendre à sauver des vies

Les pompiers accueillaient ce week-end la population dans leur caserne de Plainpalais. Ils y dispensaient une formation gratuite.

de
Jérôme Faas
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Les participants, dont plusieurs enfants, ont appris comment éteindre une casserole en feu.

Les participants, dont plusieurs enfants, ont appris comment éteindre une casserole en feu.

Groupe Audiovisuel SIS
Ils ont été formés au massage cardiaque et à l'utilisation des défibrillateurs automatiques.

Ils ont été formés au massage cardiaque et à l'utilisation des défibrillateurs automatiques.

Groupe Audiovisuel SIS
Ils ont pu manier des extincteurs.

Ils ont pu manier des extincteurs.

Groupe Audiovisuel SIS

C'est une jeune femme ravie et sûre d'elle qui nous montre, une poupée calée sur l'avant-bras, comment dégager les voies respiratoires d'un bébé en train de s'étouffer. Quelques minutes auparavant, elle ne connaissait pas ce geste qui sauve. Là, elle l'exécute avec maîtrise et peut le transmettre à d'autres. Comme elle, cent-dix personnes ont participé samedi à cette journée de formation offerte par les pompiers du Service d'incendie et de secours (SIS).

Un jour de caves ouvertes dans le Mandement, l'engouement épate le sergent Miguel Kupper, l'homme à l'origine de ce «Samedi qui sauve» dont c'était la seconde édition. «Venir ici, c'est vraiment un acte citoyen, souligne-t-il. Cette action, j'en suis tellement convaincu! Il est d'ailleurs dommage que ces quelques connaissances simples ne soit pas enseignées à l'école. Je pense qu'il s'agit d'une lacune.»

Apprendre en pratiquant

Durant trois heures, par petits groupes («on aurait pu accepter plus de monde mais on privilégie la qualité. Là, les gens repartent avec un vrai bagage», assure le pompier), les participants passent par plusieurs postes où ils apprennent mais, surtout, pratiquent: massage cardiaque, personne qui s'étouffe, position latérale de sécurité, maniement d'un extincteur, extinction d'une casserole en feu, attitude à adopter en présence de fumée. Guidés par les pompiers, ils répètent ces petites opérations qui peuvent tout changer.

«Un enfant peut sauver ses parents»

«En cas de sinistre, entre l'appel et notre arrivée, beaucoup de choses peuvent se faire», rappelle Miguel Kupper. Et même les enfants, qui représentent un quart de l'assistance, peuvent sauver des vies. «A partir de 10 ans, on est tout à fait capable de faire un massage cardiaque. Et même si on n'a pas la force, on peut expliquer à un adulte présent comment procéder.»

Les parents présents à la caserne de Plainpalais sont ravis. «Là, je peux faire des ateliers ludiques et gratuits avec ma fille, explique cette maman venue avec son adolscente de 13 ans. Je vis seule avec elle, s'il m'arrive quoi que ce soit, je suis rassurée si elle sait quoi faire. Un enfant peut sauver ses parents. Moi, ça rafraîchit mes connaissances. Depuis les samaritains, je n'avais rien revu. Et ce n'est pas forcément avec un tutoriel en ligne qu'on apprend. Rien de mieux que la pratique.» Un père renchérit. «Apprendre les gestes civiques, aider son prochain, on doit transmettre ça à nos enfants.»

Les pompiers forment aux gestes qui sauvent

110 personnes ont participé au second "Samedi qui sauve" samedi 25 mai à la caserne de Plainpalais.

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