Actualisé 21.02.2014 à 13:26

IndonésieUn sanctuaire géant pour la raie manta

L'Indonésie a officiellement créé vendredi une réserve destinée à protéger ce fascinant mais fragile animal, victime de la surpêche. Elle devrait aussi promouvoir l'écotourisme dans l'archipel.

Pourvues d'immenses nageoires en forme d'aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d'envergure.

Pourvues d'immenses nageoires en forme d'aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d'envergure.

La nouvelle législation assure une protection de la créature dans toutes les eaux côtières de l'Indonésie. Le sanctuaire couvre près de six millions de mètres carrés autour du littoral indonésien composé de plus de 17'000 îles.

L'ONG de défense des animaux Conservation International a salué une décision «audacieuse». Un récent rapport a montré qu'un seul spécimen de raie manta génère un million de dollars de revenus du tourisme de sa naissance à sa mort, alors qu'une raie tuée pour sa chair ne rapporte que 40 à 500 dollars, rappelle l'organisation.

De nombreux touristes étrangers affluent chaque année en Indonésie pour pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux dont la biodiversité est l'une des plus riches au monde.

«L'Indonésie aujourd'hui est la deuxième destination touristique au monde pour la raie manta, avec un chiffre d'affaires estimé à 15 millions de dollars», selon Agus Dermawan, un haut responsable du Ministère des affaires maritimes et de la pêche.

Liste rouge

Pourvues d'immenses nageoires en forme d'aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d'envergure. Leur population locale décline vertigineusement à cause de la consommation des Chinois, qui utilisent notamment leurs branchies dans la médecine traditionnelle.

Plus grand pays d'Asie du Sud-Est, l'Indonésie était autrefois le paradis des pêcheurs de raies et de requins. Elle a rejoint d'autres pays comme l'Equateur, les Philippines, la Nouvelle-Zélande et le Mexique, qui ont déjà pris des mesures de conservation semblables.

Les deux espèces de raie manta («manta alfredi» et «manta birostris»), dont les populations déclinent, sont inscrites sur la liste rouge des espèces vulnérables établie par l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature. (ats)

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