France: Un sans-papier algérien sauve une nonagénaire
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FranceUn sans-papier algérien sauve une nonagénaire

Après avoir sauvé des flammes une femme de 92 ans, un sans-papier algérien pourrait obtenir une régularisation avec le soutien du maire de la commune de La Grand-Combe.

Le maire de La Grande-Combe va chercher à obtenir la régularisation du sans-papier algérien.

Le maire de La Grande-Combe va chercher à obtenir la régularisation du sans-papier algérien.

AFP

Sans-papier en France depuis une dizaine d'années, un Algérien de 29 ans a sauvé mi-avril une nonagénaire des flammes en plein confinement, dans une localité du sud du pays. Un fait d'armes qui lui vaut le soutien du maire de la commune, qui va demander sa régularisation.

«Je vais m'en occuper, le prendre sous mon aile et demander à la préfecture un dossier de régularisation», a expliqué vendredi à l'AFP Patrick Malavieille, le maire communiste de La Grand-Combe (sud), ancienne cité minière durement frappée par le chômage et la pauvreté.

«On parle parfois de la jeunesse avec un a priori, ou alors on évoque les jeunes dans les pages des faits divers où ils ne sont pas toujours à l'honneur. Cet événement met en valeur le courage et la bravoure», a insisté le maire de La Grand-Combe (60 km au nord-ouest de Nîmes).

Ils défoncent la porte pour la libérer

Le 15 avril, en plein confinement - en vigueur en France depuis le 17 mars - Houari Hakiki avait porté secours, aidé d'un ami, à une femme de 92 ans bloquée dans un immeuble en feu, avant même l'arrivée des secours sur place. Mais il avait pris la fuite en entendant la sirène des services de secours, sans doute par peur.

«J'étais avec Houari et on a vu des flammes. Il m'a dit viens on va voir ce qui se passe », a raconté cet ami, Malik Zaid, 26 ans, à l'AFP: «A notre arrivée sur place les pompiers n'étaient pas encore là et une dame était au second étage, sur le balcon».

Les deux hommes ont alors monté les escaliers, découvrant que la nonagénaire a été enfermée à clef dans l'appartement par son aide-ménagère, partie faire des courses. Ils défoncent alors la porte pour la libérer.

«Il fallait absolument la sauver, ça pouvait être ma grand-mère», a commenté auprès de l'AFP Houari Hakiki, considérant son attitude simplement «normale» : «Si c'était à refaire, je le referais». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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