Physique : Un satellite vérifie un pilier de la théorie d’Einstein 

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Physique Un satellite vérifie un pilier de la théorie d’Einstein 

Une mission spatiale a permis de vérifier avec une précision record que deux corps de masse ou de composition différentes tombent dans le vide avec la même accélération. 

Une représentation du satellite MICROSCOPE lancé en 2016 (vue d’artiste). 

Une représentation du satellite MICROSCOPE lancé en 2016 (vue d’artiste). 

AFP / CNES - Mira Productions / Paro T Remy

«C’est une nouvelle victoire de la relativité générale proposée par Albert Einstein il y a plus d’un siècle», a salué mercredi le Centre national français d’études spatiales (CNES). La mission spatiale MICROSCOPE a atteint une précision record dans la vérification du «principe d’équivalence» de la physique, selon plusieurs études dont les résultats ont été présentés mercredi.

Lancé en 2016, MICROSCOPE s’est installé en orbite à 710 km d’altitude, et a fourni des données pendant deux ans et demi. Le microsatellite, construit par le CNES, abritait deux accéléromètres T-SAGE de l’ONERA, le centre français de recherche aérospatiale. Ce dernier s’est aussi chargé du traitement des données, grâce aux outils de simulation et traitement des données développés par l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Galilée 

Tout part de Galilée, au 17e siècle, qui postule qu’en lâchant deux corps de masse et composition différentes au même moment, ils touchent le sol en même temps. Trois siècles plus tard, un astronaute de la mission Apollo XV l’illustrera en laissant tomber, apparemment à la même vitesse, une plume et un marteau à la surface de la Lune.

Courbure de l’espace-temps 

Entretemps, Newton a postulé le «principe d’équivalence» entre la force gravitationnelle et la force d’inertie que subirait un corps dans une situation d’accélération. Ce principe est un pilier de la théorie de la relativité d’Albert Einstein, qui décrit la gravitation comme une courbure de l’espace-temps déformé par la matière.

Il a été vérifié sur Terre avec un degré de précision relative jusqu’à la 13e décimale en 2007. Mais l’espace est l’environnement idéal pour aller plus loin, en s’affranchissant de multiples perturbations propres à la surface terrestre. Le résultat présenté mercredi, qui fait l’objet de publications dans les prestigieuses revues «Physical Review Letters» et «Classical Quantum Gravity», vérifie le principe d’équivalence avec une mesure précise à la quinzième décimale.

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(AFP)

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