Actualisé 13.07.2016 à 08:26

Royaume-Uni

Un second candidat défie Jeremy Corbyn

La lutte pour prendre la tête du principal parti d'opposition, le Labour, se poursuit. Le député Owen Smith se lance dans la course.

Owen Smith (à gauche) a annoncé sa candidature pour reprendre le poste de leader qu'occupe actuellement Jeremy Corbyn (à droite).

Owen Smith (à gauche) a annoncé sa candidature pour reprendre le poste de leader qu'occupe actuellement Jeremy Corbyn (à droite).

photo: Reuters/Archives

Le député travailliste britannique Owen Smith a annoncé mercredi sa candidature à la tête du Labour, devenant le second candidat à annoncer concourir contre le chef du parti Jeremy Corbyn, visé par une fronde de ses parlementaires.

«Je me présenterai à cette élection et je ferai ce qui est convenable et combattrai Jeremy Corbyn, exactement comme il le fera avec moi», a déclaré sur la BBC cet ancien ministre du Travail et des retraites au sein du cabinet fantôme travailliste.

«A la fin, je me rangerai derrière le leader, qui que ce soit. Mais j'espère, et m'attends, à ce que ce soit moi», a ajouté le député de la circonscription de Pontypridd (ouest).

Lundi, c'est la députée Angela Eagle qui avait officiellement annoncé sa candidature contre Jeremy Corbyn.

Triomphalement élu en septembre par les militants, Jeremy Corbyn n'a jamais réussi à s'imposer auprès de la majorité des cadres du parti, qui le jugent trop à gauche et incapable de remporter des législatives.

Les critiques ont redoublé depuis le vote pour le Brexit, avec une motion de défiance de 172 députés travaillistes et la démission des deux tiers de son cabinet fantôme.

Participation automatique

Mais Jeremy Corbyn, un chantre de la gauche radicale, a remporté mardi une victoire cruciale contre les frondeurs après la décision du comité exécutif du parti de l'autoriser à se présenter automatiquement lors de nouvelles élections pour la direction du Labour, dont le résultat devrait être connu en septembre.

Concrètement, cela signifie qu'il n'aura pas besoin de recueillir le soutien de 20% des députés travaillistes de Westminster et du Parlement européen pour concourir, ce qui aurait pu s'avérer particulièrement ardu étant données ses relations actuelles avec les élus.

Toutefois, cette décision «ne résoudra pas les problèmes du Labour», estime le tabloïd de gauche Daily Mirror, selon qui «le poison dans les veines du Labour est si toxique que personne ne peut voir une issue harmonieuse».

(NewsXpress)

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