Otages suisses en Libye: Un second Noël sans son mari pour Bruna Hamdani
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Otages suisses en LibyeUn second Noël sans son mari pour Bruna Hamdani

Bruna Hamdani a passé un second réveillon de Noël, «symboliquement» difficile, sans son époux Rachid, l'un des deux otages suisses retenus en Libye.

Sur les ondes de la Radio suisse romande (RSR), elle a dit vendredi refuser de se faire des scénarios pour «ne pas aller de déception en déception».

Mais elle garde malgré tout espoir parce que «ce n'est pas le temps de se décourager», sans pour autant basculer dans la «rage» ou la «révolte». Avec cette affaire libyenne, elle a appris depuis près d'un an et demi à ne «jamais se fier à quelque chose qui est annoncé à l'avance».

Il y a un an, son mari n'était pas encore à l'ambassade de Suisse à Tripoli et «était libre de ses mouvements» à l'intérieur du territoire libyen. Mais aujourd'hui, «il ne peut pas mettre le nez dehors. C'est clair que si je pense à ça, ce n'est pas très réjouissant», dit l'épouse de Rachid Hamdani.

Remerciement

Elle a tenu à remercier les personnes qui se sont mobilisées, notamment dans le cadre de la campagne de messages pour les otages lancée par Amnesty International (AI). Ce soutien «aide», a-t-elle souligné.

Rachid Hamdani et Max Göldi sont retenus en Libye depuis la mi- juillet 2008. Ils ont été condamnés par contumace le 30 novembre à 16 mois ferme pour «séjour illégal» en Libye. Ils sont sous le coup d'autres procès pour «exercice d'activités économiques illégales», renvoyés aux 2 et 3 janvier.

Ils avaient été arrêtés à la suite de l'interpellation d'Hannibal Kadhafi, le fils du colonel Kadhafi, le 15 juillet, par la police genevoise.

(ats)

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