20.06.2020 à 22:41

FootballUn semi huis clos presque à guichets fermés!

La reprise n’a pas changé grand-chose à Nyon, où évolue le Stade Lausanne-Ouchy. Reportage parmi les 210 chanceux présents.

de
Robin Carrel

Axel Danner, capitaine historique du SLO, en partance pour Yverdon.

Du côté du club lausannois, qui joue à une quarantaine de kilomètres de sa «maison» de Samaranch, un match dans un quasi huis clos, ce n’est pas une aussi mauvaise nouvelle qu’ailleurs. Samedi, ils étaient officiellement 210 spectateurs à avoir garni Colovray, là où ils étaient en moyenne 442 très bien comptés depuis le début de cette saison. Un total de 90 billets avait été émis en vente sans tirage au sort pour cette partie et tous n’ont pas été écoulés, à l’occasion de la réception de Chiasso.

A deux jours de pouvoir accueillir un millier de personnes qui ne font de toute façon que rarement le déplacement, l’enceinte de l’UEFA a tout de même dû s’adapter aux normes édictées par le Conseil Fédéral et l’OFSP. Dans les tribunes, il y avait plus d’agents avec au moins deux téléphones portables dans les mains, d’anciens joueurs, de consultants ou d’officiels divers et variés que de spectateurs «normaux».

Pas de cohue donc, mais tout de même des lois intangibles, comme ces toilettes réservées à la presse, même si une certaine presse (moi) a passé le match le long de la main courante, à trois mètres des WC des supporters normaux. Une histoire de zones différentes, selon les 23 pages publiées par la SFL pour ce «restart» du jeu de ballon. J’étais «orange», les fans «jaunes» et on ne rigole pas avec ça.

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Les règles sanitaires étaient généralement bien respectées, sauf par les traditionnels «personnages» qui rient bruyamment et se tapent dans les mains comme si rien ne s’était jamais passé. Les joueurs sont sortis des vestiaires par grappe de trois ou quatre, ils se sont nettoyés les mains avant de revenir se changer et les remplaçants ont mis les masques, tout en s’éloignant les uns des autres en tribunes.

Ils ont certaines fois, aussi, bien rigolé de l’absurdité de certaines règles. Les Tessinois, par exemple, ont roulé 400 kilomètres entassés dans un bus depuis Chiasso – masqués tout au long du voyage, bien entendu... –, avant de devoir respecter les distances sanitaires dans les vestiaires de Colovray, se masquer le visage, se passer les mains au gel hydro-alcoolique, avant de disputer des duels âpres face à leurs adversaires d’un soir pendant 90 minutes.

Au final, le Stade Lausanne aura fait le boulot, surtout grâce à un défenseur tessinois à l’esprit apparemment encore un peu engourdi de cette pause inédite de plus de trois mois. Il a littéralement offert le 2-1 à Roland Ndongo à la 56e. Le gardien de Chiasso est parti dans le zig et son coéquipier lui a mis le ballon dans le zag. But, 2-1, trois points pour le SLO.

Derrière, les hommes du nouveau coach Stefano Maccoppi n’ont pas trop tremblé et même raté plusieurs montagnes. L’essentiel était toutefois ailleurs, car même si l’important c’est toujours les trois points, ils le sont un peu moins entre deux équipes qui ne risquent pas de relégation cette saison et qui n’ont aucune chance d’aller titiller le haut du classement.

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1 commentaire
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Vrai Nyonnais

21.06.2020 à 10:11

Mais on s’en fout de ce club !! Qu’il reparte à Ouchy.