Actualisé 26.11.2014 à 10:49

Australie

Un sérum de survie pour les soldats blessés

Des chercheurs australiens affirment avoir mis au point un sérum de survie pour les militaires blessés au combat.

Sur le champ de bataille, 87% des décès surviennent dans les 30 premières minutes, avant même que les soldats ne puissent rejoindre un centre de soins. (photo: AFP)

Sur le champ de bataille, 87% des décès surviennent dans les 30 premières minutes, avant même que les soldats ne puissent rejoindre un centre de soins. (photo: AFP)

Une équipe de chercheurs australiens a affirmé mercredi avoir mis au point un traitement susceptible d'améliorer les chances de survie des soldats grièvement blessés sur le champ de bataille. D'après l'équipe de l'University James Cook, ce traitement pourrait réduire le nombre de morts au combat et, si ses essais cliniques confirment son efficacité, il pourrait s'agir de la première avancée d'importance dans ce domaine depuis la guerre du Vietnam.

Sur le champ de bataille, comme en Irak et en Afghanistan, selon les statistiques du chercheur, «87% des décès surviennent dans les trente premières minutes, avant même que les soldats ne puissent rejoindre un centre de soins. Ce laps de temps est crucial», explique Geoffrey Dobson, qui a mis au point le traitement avec son associée Hayley Letson. «Environ 25% des victimes pourraient survivre», a-t-il ajouté.

Deux doses

Le traitement, qui utilise une drogue appelée «adénocaïne» (un mélange de lidocaïne, d'adénosine et de magnésium), augmente les chances de survie en élevant la tension artérielle des victimes les premières minutes après qu'elles ont été blessées. La tension ne doit être ni trop basse ni trop haute pour éviter les risques de pertes de sang supplémentaire, a-t-il expliqué. L'intérêt réside dans l'infime quantité de sérum nécessaire, une dose dans les premiers instants, et une seconde pour stabiliser le blessé avant son évacuation.

Le traitement a été testé sur des rats et des porcs, et l'armée doit maintenant réaliser des essais cliniques, selon les chercheurs. (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!