Recherche: Un spin-off de l'EPFL lève 3,2 millions pour un drone
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RechercheUn spin-off de l'EPFL lève 3,2 millions pour un drone

La start-up lausannoise a développé un système capable de surveiller l'état des cultures de manière aérienne et automatisée.

Gamaya, spin-off de l'EPFL, vient de lever 3,2 millions de francs. L'entreprise a développé un système de drone qui permet aux agriculteurs d'estimer les besoins de leurs plantations de maïs ou de soja de manière précise, évitant engrais et pesticides superflus.

Grâce à une caméra hyperspectrale miniature fixée sous un drone, la start-up lausannoise a développé un système capable de surveiller l'état des cultures de manière aérienne et automatisée, indique lundi l'EPFL dans un communiqué. Pour cette invention, elle a reçu jeudi dernier le prix de Vigier doté de 100'000 francs.

Les caméras hyperspectrales permettent d'élargir le spectre des couleurs capturées en enregistrant toutes les longueurs d'onde de la lumière, du visible à l'infrarouge. Or chaque type de plantes possède une «signature spectrale» qui varie selon son stade de développement et les conditions environnementales.

Un manque d'eau ou de nutriments altère l'état physiologique des plantes et modifie la manière dont elles réfléchissent la lumière. Une plante en état de stress aura une signature spectacle différente des plantes en bonne santé.

Une couleur pour chaque problème

Un logiciel analyse ces données et attribue une couleur à chaque problème. L'agriculteur peut ainsi observer ses cultures en détail depuis son ordinateur. Le système, déjà testé au Brésil, est idéal pour les vastes cultures d'Amérique du Sud, selon le communiqué de presse. Il est désormais accessible pour les plantations de soja, de maïs et de canne à sucre.

Selon Gamaya, sa solution permettra aux agriculteurs d'augmenter leur récolte et de faire diminuer les coûts et les risques liés aux maladies. Selon son directeur général Yosef Akhtman, cité dans le communiqué, les paysans pourraient augmenter leur marge de profit jusqu'à 30%.

L'entreprise cherche ses premiers clients en Amérique latine et estime que le marché potentiel atteint les 5 milliards de francs. La Fondation Sandoz et le président du conseil d'administration de Nestlé, Peter Brabeck-Letmathe, font partie des investisseurs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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