Roland-Garros: Un Stan irrésistible, tout simplement!
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Roland-GarrosUn Stan irrésistible, tout simplement!

Mardi, Wawrinka a asphyxié Federer en trois sets (6-4 6-3 7-6) pour atteindre sa première demi-finale à Roland-Garros.

par
Oliver Dufour
Paris

Même lorsque les deux Suisses se sont embarqués dans un tie-break potentiellement hasardeux au 3e set, jamais Stan Wawrinka n'a semblé en difficulté. «Pourtant, des moments d'hésitation, j'en ai eu, a confié le No 9 mondial. J'étais nerveux, comme toujours face à Roger. Ce matin (ndlr: mardi), je ne me sentais pas très bien. Mais je suis très satisfait de ma façon de jouer et même un peu surpris: je n'ai jamais eu de baisse de régime.»

Selon ses dires, le Vaudois a livré le meilleur match de sa carrière à Roland-Garros. Il a maintenu son adversaire dans les cordes. Sur le court acquis à la cause de Federer, il était le patron. Le Bâlois n'a même jamais pris le service de «Stanimal». Ce n'était plus arrivé au No 2 mondial en Grand Chelem depuis 2002. De quoi illustrer la remarquable qualité du jeu de Wawrinka. «D'habitude, les joueurs du Big Four sont capables de te faire mal jouer, de casser ton rythme. Mais là, je pouvais être trois, quatre, cinq mètres derrière la ligne de fond et encore mettre tant de puissance dans le coup qu'il ne pouvait plus le contrôler», s'est félicité le vainqueur du jour, qui a néanmoins refusé la comparaison avec le carré Djokovic, Federer, Nadal et Murray: «Je me suis rapproché d'eux au cours des deux dernières années, parce que je les bats parfois en grand tournoi. Mais eux le font depuis dix ans!»

Vendredi, «Stan the Man» sera opposé à Jo-Wilfried Tsonga en demi-finale: «Intéressant. A Paris il est toujours fort. ­Heureux, relaxé, à ne pas essayer d'en faire trop…» Tout comme Wawrinka, lors de cette édition 2015.

Federer: «Stan a été meilleur d'un bout à l'autre»

Qu'est-ce qui a moins bien marché dans votre jeu?

Ce n'était pas atroce, mais je sais que je peux mieux jouer. Mon service allait. J'aurais aimé pouvoir agresser Stan sur deuxième balle, ce qui avait bien marché contre Monfils. Mais il ne m'a jamais laissé ma chance.

Comment étaient les conditions, avec ce vent?

C'était rude, mais pareil pour les deux. Et ça rend la manière dont Stan a géré ça encore plus impressionnante. Les conditions sont aussi différentes sur le court Lenglen et j'aurais préféré le Chatrier. Mais ce n'est pas une excuse, Stan a été meilleur d'un bout à l'autre.

Et la suite?

Ça aurait été idéal de gagner et d'avoir deux jours de congé. Et j'espère que Stan fera un supertournoi. Parfois lorsqu'on perd et que celui qui vous a sorti perd sèchement derrière, c'est dur. Je me réjouis de la saison sur herbe. De défendre mon titre à Halle et de viser celui de Wimbledon.

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