20.11.2020 à 17:58

Trafic de droguesUn Suisse échappe de justesse à la prison en Australie

Il y a six ans, F. R. a émigré à Brisbane. Aujourd’hui, ce Zurichois de 37 ans est menacé d’expulsion pour des affaires de drogues. Il avait mis au point un système astucieux pour ses transactions.

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Céline Krapf/pac
Le Zurichois a été pincé avec 12,5g de méthamphétamine, 26g de cannabis, 6g de GBL et 545 dollars en liquide (photo prétexte).

Le Zurichois a été pincé avec 12,5g de méthamphétamine, 26g de cannabis, 6g de GBL et 545 dollars en liquide (photo prétexte).

Getty Images/iStockphoto

F. R.*, un Suisse de 37 ans, s’était installé en Australie en 2014. Mais, en décembre 2019, les autorités l’ont arrêté pour trafic de drogue après une perquisition à son domicile. Mardi dernier, il est passé devant un tribunal à Brisbane, comme le rapporte le «Daily Telegraph».

F. R., qui a été pincé avec 12,5g de méthamphétamine, 26g de cannabis, 6g de GBL et 545 dollars en liquide, avait mis au point un stratagème intelligent pour être sûr d’être payé, rapporte le procureur Ben Jackson. Afin de pouvoir faire pression sur ses clients, cet architecte d’intérieur conservait leur identité jusqu’à ce qu’il ait reçu l’argent. C’est ce qu’ont découvert les policiers en fouillant son téléphone. «Le fait qu'il ait livré la méthylamphétamine à deux jours d'intervalle et qu'il ait mis en place un système permettant de conserver l'identité de la personne jusqu'au paiement indique un certain niveau d'activité commerciale», a déclaré le procureur.

Risque d’expulsion

F. R., qui a plaidé coupable pour les sept chefs d’accusation retenus contre lui et qui a collaboré durant l’enquête, a cependant échappé de justesse à la prison. Le juge l’a condamné à deux ans d’emprisonnement, peine qui a été immédiatement transformée en libération conditionnelle en raison de son permis de séjour. Car s’il commet un nouveau délit, il sera expulsé.

Le Zurichois s’était bien intégré depuis son arrivée en Australie. Il avait travaillé à l’aéroport de Brisbane mais avait perdu son emploi en raison de la pandémie. R. F. avait alors lancé sa propre entreprise de design d’intérieur. Il était lui-même dépendant à la méthamphétamine au moment de son infraction, a plaidé son avocate: «Il est suivi régulièrement par son médecin généraliste et voit un spécialiste chaque semaine». Nous n’avons pas réussi à joindre R. F. pour une déclaration.

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