Mobilité: Un Suisse sur trois ne sort jamais de chez lui à pied
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MobilitéUn Suisse sur trois ne sort jamais de chez lui à pied

Une étude de l'EPFL le révèle: beaucoup de gens n'utilisent que des moyens mécaniques pour bouger. Un résultat qui étonne les experts.

par
jbm
Les gens des villes marchent davantage que ceux de la campagne.

Les gens des villes marchent davantage que ceux de la campagne.

Le dépouillement de 60 000 questionnaires sur les déplacements des Suisses a révélé un aspect méconnu. Un tiers des sondés ne marchent pas dès qu'ils sortent de chez eux. «J'ai été très surpris de cette forte proportion» confie Derek Christie de l'EPFL à la «NZZ am Sonntag.»

A la question: Comment vous êtes-vous déplacé aujourd'hui?, le chercheur a relevé 38% de «non-marcheurs», dont 4% de gens roulant à vélo. Sur les 34% restants, 11,5% ont avoué être restés à la maison et 22,5% avoir utilisé un moyen motorisé. «Nous ne savons pas si les personnes interrogées ont été marcher la veille, par exemple», poursuit le chercheur. Le résultat donne cependant un bon aperçu de la façon dont évoluent des habitants de notre pays et quel est leur profil.

Différence entre ville et campagne

En fait, ce sont surtout les personnes âgées qui bougent peu. Parmi les personnes ayant répondu au questionnaire, il y a davantage d'hommes que de femmes. Les habitants des cantons ruraux font le plus souvent des déplacements en auto, au contraire des résidents de Genève, Zurich ou Bâle-Ville.

Réaction de la Confédération

Ce résultat interpelle la Confédération. «La fracture entre les personnes sportives et les inactifs se creuse toujours plus», constate Gisèle Jungo, responsable de la promotion de l'activité physique à l'Office fédéral de la santé publique. Elle souhaite donc améliorer les voies piétonnières: «Un environnement attrayant incite à la mobilité», affirme-t-elle.

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