«the spirit»: Un superhéros fort décevant
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«the spirit»Un superhéros fort décevant

Après «Sin City», Frank Miller retente l'expérience esthétique. L'échec est cette fois-ci cuisant.

par
Winnie Covo

Denny Colt est un ancien flic qui revient d'entre les morts, bien décidé à protéger celle pour qui il serait prêt à tout: sa ville, Central City. Il se fait alors appeler le Spirit, porte un masque, un costume noir et une longue cravate rouge. Dans le genre superhéros, Superman et son ami l'homme-araignée n'ont pas trop de soucis à se faire. Il paraît en effet impossible que ce nouveau pseudo-surhomme leur vole la vedette. Non seulement il est assommant et dénué de tout intérêt, mais Gabriel Macht, l'acteur qui se cache derrière le masque, est lui-même privé de charisme et son jeu peut facilement être qualifié d'effroyable.

Que la déception est grande quand l'on sait que l'homme à l'origine du long métrage a collaboré à la réalisation du brillant «Sin City» trois ans plus tôt! «The Spirit» serait donc la preuve que Frank Miller ne fut qu'un figurant aux côtés des géniaux Robert Rodriguez et Quentin Tarantino (coréalisateurs du film).

Mais le cinéaste a sans doute anticipé la déception. Il a en effet eu une idée peu brillante: agrémenter son film de chair fraîche en la personne d'Eva Mendes (dont vous pourrez admirer le postérieur sous toutes les coutures). Très franchement, quand un thriller évite de justesse de tomber dans l'oubli presque uniquement grâce à un postérieur rebondi, ce n'est pas la peine d'ajouter quoi que se soit.

«The spirit»

De Frank Miller, avec Gabriel Macht, Samuel L. Jackson et Eva Mendes.

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