«Wolverine»: Un superhéros immortel, mais qui en bave
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«Wolverine»Un superhéros immortel, mais qui en bave

Pour ses premières aventures loin des autres X-Men, le célèbre mutant doit sortir ses griffes pour survivre.

par
Catherine Magnin

Retrouvé dans une tanière où il se terre après le décès de sa bien-aimée, Logan, alias Wolverine, est appelé au Japon au chevet d'un puissant industriel qu'il sauva à Nagasaki en 1945. Un petit voyage tranquille au pays du karaté? Que nenni! Logan se fait tirer dessus, filer des beignes, transpercer de mille flèches, cracher du venin à la figure, cramer, scier les griffes, éventrer par un sabre, j'en passe (si, si!) et des meilleures. Des broutilles, direz-vous, pour un superhéros qui se régénère à la vitesse de l'éclair et dont le squelette est fait d'adamantium, métal réputé indestructible. Sauf que, justement, Wolverine est désormais... mortel! Voilà qui change considérablement la donne.

Souffrir pour ne pas mourir

Toujours sexy en diable (grâce à Hugh Jackman), le superhéros reprend du service pour la sixième fois (si l'on compte ses apparitions en compagnie de X-Men). Le réalisateur James Mangold, à qui l'on doit les excellents «Copland» et «Walk the Line», a opté pour l'épaisseur psychologique plutôt que pour l'action à tout-va. Car éprouver de la douleur et se sentir mortel, c'est, pour Logan, l'occasion de donner un sens à son immortalité.

Le gagnant de l'été?

Que les fans d'action se rassurent: des morceaux de bravoure, il y a en a, notamment une course-poursuite sur le toit d'un train, sans musique, mais tonitruante. Alors que les block­busters américains de l'été se plantent méchamment les uns après les autres, «Wolverine: Le combat de l'immortel» pourrait bien tirer son épingle du jeu grâce à sa relative sobriété.

«Wolverine: Le combat de l’immortel»

De James Mangold. Avec Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima.

Sortie le 24 juillet 2013

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