Bâle-Mulhouse: Un suspect recherché
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Bâle-MulhouseUn suspect recherché

La justice française a lancé vendredi un mandat de recherche à l'encontre d'un homme de 34 ans, soupçonné d'avoir tué d'une dizaine de coups de couteau un contrôleur aérien mercredi.

L'avis a été diffusé auprès des policiers français, suisses et allemands, a indiqué le procureur de Mulhouse (est de la France), Hervé Robin, lors d'une conférence de presse.

Karim -ou «Aderfi» comme il se fait appeler- Ouali, né le 21 mai 1976 à Paris, mesure de 1,75 à 1,80m, est d'allure athlétique et a le crâne rasé, a décrit le commissaire Christian Reeb, directeur de l'enquête.

En arrêt maladie

Contrôleur aérien à Bâle-Mulhouse comme la victime, Karim Ouali s'est introduit dans la tour de contrôle avec son badge d'accès peu avant le drame, «alors qu'il n'avait rien à y faire», étant en arrêt maladie depuis trois mois, a expliqué l'enquêteur.

Il a en outre été vu par des témoins quittant précipitamment l'aéroport.

M. Robin n'a pas souhaité en dire davantage sur la maladie dont souffrait le suspect.

Karim Ouali, qui avait été affecté à sa demande il y a deux ans à Bâle-Mulhouse et habitait Saint-Louis (est de la France), était «en formation» le temps de bien connaître la plateforme aéroportuaire, a précisé le procureur.

Huit à dix coups de couteau

«Comme il était en formation, et que ce n'était pas un contrôleur débutant, puisqu'il était sorti de l'école en 1999-2000, il a pu y avoir des frictions», a-t-il dit, interrogé sur d'éventuelles tensions entre les employés de la Direction générale de l'aviation civile.

Mercredi, Jean Meyer, 34 ans, a été poignardé à mort au onzième étage de la tour de contrôle de l'aéroport, alors qu'il allait prendre son tour comme chef du contrôle. L'autopsie réalisée jeudi a montré qu'il avait été tué de «huit à dix coups de couteau», dont trois mortels ont perforé les deux poumons et tranché la carotide.

Ce meurtre n'a pas mis en danger la sécurité aérienne, et n'avait pas de visée terroriste, a répété le procureur, soulignant que le meurtrier ne s'était pas introduit dans la salle de contrôle proprement dite. (afp)

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