Argovie: Un sympathisant de l'EI obtient l'asile en Suisse
Publié

ArgovieUn sympathisant de l'EI obtient l'asile en Suisse

Pour avoir partagé des contenus du groupe Etat islamique via les réseaux sociaux, un résident argovien a été condamné par le Tribunal fédéral. Mais il a tout de même obtenu l’asile en Suisse à la suite d’un recours.

par
Bettina Zanni/awa
W.A. a été condamné par le Tribunal fédéral de Bellinzone pour ses activités terroristes en 2016.

W.A. a été condamné par le Tribunal fédéral de Bellinzone pour ses activités terroristes en 2016.

Getty Images

W. A. relayait la propagande du groupe Etat islamique via un compte Facebook. Ce membre de la cellule dite schaffhousoise de l’organisation terroriste a notamment été pincé pour la planification d’attentats il y a plusieurs années. Le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone a condamné en 2016 cet homme de 37 ans à 3 ans et demi de prison ferme pour soutien à une organisation criminelle.

Conséquence directe: la demande de droit d’asile de cet Irakien a été annulée. Le condamné a par la suite fait appel contre cette décision. Le Tribunal administratif fédéral de Saint-Gall a rendu son jugement le 16 février 2021 : W.A. obtient l’asile en Suisse.

Deux politiciens demandent une surveillance accrue du condamné

Le Conseiller national vert-libéral Beat Flach dit approuver cette décision du Tribunal administratif fédéral. «Je suis fier de la décision car W. A. s’expose à de la torture s’il retourne en Irak et nous ne pouvons tout de même pas l’envoyer sur la lune», précise le juriste et politicien argovien.

Un autre élu reste pour sa part perplexe. «Cette décision entre en contradiction avec le bon sens et la compréhension juridique de la population, d’autant que cette dernière continuera à vivre avec ce terroriste», explique le saint-gallois Roland Rino Büchel, Conseiller national UDC.

Les deux politiciens s’accordent toutefois pour demander une surveillance accrue de W.A. par la police fédérale. «Il existe beaucoup d’autres personnes dangereuses en Suisse», précise enfin Beat Flach sans minimiser les faits et en évoquant l’exemple des violences conjugales.

Ton opinion