Allemagne - Un Syrien soupçonné de crimes de guerre arrêté à Berlin
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AllemagneUn Syrien soupçonné de crimes de guerre arrêté à Berlin

Mercredi, la police allemande a arrêté un homme soupçonné d’avoir tué des civils en lançant une grenade, en 2014, sur un groupe de réfugiés palestiniens à Damas.

Le Syrien arrêté mercredi, à Berlin, est accusé d’avoir lancé une grenade sur un groupe de civils dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk (photo), situé dans la banlieue de Damas.

Le Syrien arrêté mercredi, à Berlin, est accusé d’avoir lancé une grenade sur un groupe de civils dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk (photo), situé dans la banlieue de Damas.

AFP

Un Syrien soupçonné de «crimes de guerre» pour avoir tué plusieurs civils, qui participaient à une distribution d’aides alimentaires organisée par l’ONU à Damas, en 2014, a été arrêté mercredi, à Berlin. Mouafak Al D., membre présumé d’un groupe armé palestinien affilié au régime syrien, le Free Palestine Movement (FPM), doit répondre de sept chefs d’accusation de meurtre et de trois chefs d’accusation d’agression, a indiqué le parquet fédéral de Karlsruhe.

Combattant pour le compte du régime de Bachar el-Assad, il aurait notamment lancé, le 23 mars 2014, une grenade sur un groupe de civils, tuant au moins sept personnes et en blessant au moins trois, dont un enfant de 6 ans.

Camp assiégé pendant près de deux ans

Il s’agissait d’habitants du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, situé dans la banlieue de Damas, venus chercher de l’aide distribuée par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Ce camp avait été assiégé, entre juillet 2013 et avril 2015, par le régime syrien, provoquant un terrible «manque d’eau, de nourriture et de soins médicaux», a rappelé le parquet.

Avant de rejoindre le FPM, l’homme aurait appartenu au Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général, une organisation palestinienne proche du régime syrien. Enfin, il doit encore être présenté à un juge d’instruction, qui décidera de son éventuelle détention provisoire.

(AFP)

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