France: Un taureau saute par-dessus la barrière
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FranceUn taureau saute par-dessus la barrière

Deux personnes ont été blessées dimanche soir quand un taureau a sauté par-dessus la barrière des arènes aux Fêtes de Bayonne.

Un taureau qui blesse le président des clubs taurins Pernod-Ricard et un photographe tarbais, un taureau blessé devant être remplacé: la deuxième corrida des Fêtes de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a été des plus mouvementée, les toreros espagnols Morenito de Aranda et Ivan Fandino coupant chacun une oreille.

Par un temps très chaud et ensoleillé et devant 6 000 spectateurs, cette corrida a été le théâtre d'un incident ayant pu avoir de bien plus graves conséquences: le quatrième taureau de l'élevage espagnol de Montalvo (province de Salamanque), dès son entrée en piste, a sauté la barrière de planches du callejon (ndlr: une tranchée-couloir circulaire séparant la piste de l'arène des tribunes du public) et a surpris deux personnes, qui ont été sérieusement blessées. Un photographe tarbais, Roger Martin, a reçu un coup de corne de quinze centimètres au scrotum, alors que Dominique Péron, président des Clubs taurins Pernod-Ricard, a eu la cheville droite fracturée.

Auparavant, le régional de l'étape, le matador basque Ivan Fandino, âgé de 34 ans, originaire d'Orduna, avait été également blessé lors de la mise à mort de son premier taureau, le 3e de la corrida, la lame de son épée lui sectionnant un tendon de la main gauche. Après avoir été soigné à l'infirmerie, Ivan Fandino est revenu courageusement en piste et, dans un ultime effort, a arraché une oreille d'un taureau de réserve de Pedres, manso au cheval mais maniable ensuite. Fandino avait perdu avec l'épée les bénéfices d'une faena complète et centrée face au meilleur taureau de la soirée, le troisième exemplaire de Montalvo, qui a été brave en deux rencontres face aux picadors, possédant ensuite une belle et longue charge.

L'autre oreille de la soirée a été obtenue au cinquième taureau par Morenito de Aranda, un torero castillan de 29 ans, originaire de Burgos, qui a triomphé au printemps à Madrid. Morenito a confirmé à Bayonne que ses succès madrilènes n'étaient pas un feu de paille, livrant face à deux fauves exigeants des combats de grande qualité et toréant avec beaucoup de pureté et d'autorité. Il s'est éternisé avec l'épée face au deuxième, perdant espoir de toute récompense, mais a été plus efficace au cinquième, dont il a obtenu une oreille. Le torero sévillan Manuel Escribano, originaire de Gerena, âgé de 30 ans, a été moins aidé par le sort mais a montré de la volonté et du courage, notamment avec la cape, en recevant à genoux ses deux adversaires, et avec les banderilles, qu'il a clouées dans des situations très risquées, ce qui lui a valu de fortes ovations. Aucune manifestation d'anti-corridas n'a été visible.

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