Espagne - Catalogne: Un texte sur l'éducation ravive le conflit
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Espagne - CatalogneUn texte sur l'éducation ravive le conflit

Un projet de loi sur l'Education, qui permet notamment de passer le baccalauréat sans épreuve obligatoire en catalan, a relancé le conflit entre le gouvernement espagnol et la Catalogne.

La représentante de l'Education catalane Irène Rigau a affirmé qu'elle était prête à attaquer en justice ce texte qui «remet en question le statut de la langue catalane». Elle a claqué mardi la porte d'une réunion nationale.

«La langue n'est pas négociable», a-t-elle mis en garde en quittant la réunion des représentants régionaux du secteur convoquée par le ministre de l'Education José Ignacio Wert.

Peu auparavant, le porte-parole du gouvernement de Catalogne, Francesc Homs, avait annoncé que le président nationaliste de la région, Artur Mas, entendait organiser le 12 décembre un sommet sur le sujet avec les représentants de gauche de la région pour répondre à une «claire offensive» de Madrid contre la langue catalane.

La Catalogne, en conflit ouvert avec Madrid qui a rejeté une proposition de pacte fiscal visant à autoriser la région à lever elle-même l'impôt comme le Pays Basque, dénonce régulièrement un manque de respect de Madrid qui alimente une fronde indépendantiste dans la région. Cette poussée s'est manifestée par un défilé indépendantiste monstre à Barcelone le 11 septembre.

Au second rang

Le gouvernement catalan et les partis de gauche estiment que le nouveau projet de loi relègue de fait la langue catalane au second rang dans l'enseignement alors qu'elle est aujourd'hui obligatoire à l'école. Le parti socialiste catalan s'est également dit en faveur d'une action juridique si le gouvernement maintenait le texte en l'état.

M. Wert a pour sa part convoqué une nouvelle réunion pour le 15 décembre.

Ce nouveau conflit avec Madrid intervient peu après les élections du 25 novembre dont Artur Mas et sa coalition nationaliste CiU sont sortis affaiblis, peinant désormais à former un gouvernement avec la gauche indépendantiste, devenue deuxième force régionale et opposée aux coupes budgétaires prévues dans le secteur social. (ats)

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