Actualisé 10.10.2014 à 19:49

Genève

Un ticket unique pour voyager dans le canton

L'initiative pour baisser les tarifs des Transports publics genevois (TPG) sera appliquée sans mettre en péril la communauté tarifaire UNIRESO.

Le Grand Conseil genevois a accepté vendredi un projet de loi qui corrige les erreurs liées aux tarifs induites dans cette initiative.

Le projet de loi déposé par le Conseil d'Etat visait notamment à abandonner la carte journalière valable une heure, le ticket pour trois arrêts valable quinze minutes ou à rétablir la catégorie jeune jusqu'à 25 ans. Ce sont au final sept erreurs «de plume» de ce type qui ont été rectifiées.

Ces modifications évitent de faire exploser la communauté tarifaire UNIRESO. Ce système permet aux usagers de voyager avec un ticket unique sur le canton que ce soit avec les TPG, les CFF ou encore Les Mouettes Genevoises. La loi a été adoptée par 55 voix contre 32 et 2 abstentions.

Tarifs dans la loi

La majorité du Grand Conseil a en revanche refusé de toucher à l'un des deux principes défendus par les initiants, à savoir l'inscription des tarifs dans la loi. Le PLR soutenu par le PDC aurait voulu que les tarifs soient fixés par voie réglementaire par le Conseil d'Etat et soumis pour approbation au Grand Conseil.

L'Entente craignait qu'en donnant le dernier mot au Grand Conseil en matière de fixation des tarifs, les TPG ne perdent leur autonomie et ne se retrouvent étatisés. Les détails opérationnels appartiennent au Conseil d'administration, a relevé le PLR Ivan Slatkine.

«Retirer les tarifs de la loi, c'est s'asseoir sur la volonté populaire», a souligné la députée verte Lisa Mazzone. Pour rappel, cette initiative a été approuvée par deux fois en votation, le premier scrutin ayant été annulé suite à un recours. L'amendement soutenu uniquement par l'Entente a été balayé.

Compensation

Le débat a largement débordé sur la façon de compenser - ou non - la perte financière des TPG à la suite de la baisse des tarifs imposée par l'initiative de l'Association de défense et de détente de tous les retraités et futurs retraités (AVIVO). Il manquera 12 millions par an pendant les quatre prochaines années, selon la députée socialiste Salima Moyard.

Des baisses de prestation et des licenciements au sein des TPG sont envisagés. Un projet de loi des socialistes est à l'étude pour compenser entièrement les pertes. Pour la droite, il n'en est pas question. Le sujet reviendra donc devant le Grand Conseil. (ats)

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