«Un tiers des apprenties en rupture tentent le suicide»
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«Un tiers des apprenties en rupture tentent le suicide»

GENEVE – Le 10 septembre est décrété Journée mondiale de prévention du suicide.

«Selon une étude sur la santé des ados suisses, on compte plus de suicides chez les apprentis que chez les étudiants, souligne Maja Perret-Catipovic, psychologue aux Hôpitaux universitaires (HUG). Une fille sur trois et un garçon sur cinq en rupture d'apprentissage tentent de s'ôter la vie.» Des individus difficiles à atteindre, car déscolarisés. Le suicide, un fléau qui demeure en Suisse une des premières causes de mortalité chez les jeunes et les hommes de plus de 80 ans. A Genève, on dénombre en moyenne entre huit et dix suicides de jeunes de 15 à 24 ans par année. Mais les tentatives sont bien plus nombreuses. «En Suisse, il n'existe aucune donnée officielle sur ce phénomène», s'indigne Florian Irminger, coordinateur de Stop suicide. «Il est important de parler de ce sujet, toujours tabou, et de sensibiliser la population», explique Sylvia Nissim, responsable au sein de Stop suicide. Cette association genevoise a mis sur pied une campagne d'affichage dans les transports publics et les rues, avec des messages tels que «7 personnes sur 10 qui font une tentative de suicide en avaient parlé avant». La campagne sera visible pour deux semaines encore. Stop suicide allume aujourd'hui, entre 12 h 15 et 13 h 30 au Parc des Bastions, 1283 bougies pour rappeler le nombre de décès par suicide en 2004 (derniers chiffres en date) en Suisse.

Frédéric Nejad/sab

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