Un tour du monde à l’énergie solaire pour guérir le climat

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GenèveUn tour du monde à l’énergie solaire pour guérir le climat

SolarButterfly, une caravane tractée grâce au soleil, a fait halte à Bernex. Le projet, soutenu par plusieurs entreprises suisses, vise à trouver des solutions pour lutter contre le réchauffement.

par
Jérôme Faas
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Une fois dépliée, la petite maison prend des airs de papillon.

Une fois dépliée, la petite maison prend des airs de papillon.

SolarButterfly
Le «Papillon solaire» voyage les ailes repliées, après que ses panneaux photovoltaïques ont permis de charger la voiture qui le tracte.

Le «Papillon solaire» voyage les ailes repliées, après que ses panneaux photovoltaïques ont permis de charger la voiture qui le tracte.

SolarButterfly
Le toit de la caravane est entièrement recouvert de panneaux solaires.

Le toit de la caravane est entièrement recouvert de panneaux solaires.

SolarButterfly

L’étrange attelage propulsé à l’énergie solaire achève un tour d’Europe commencé à Lucerne le 23 mai dernier. Ce lundi, le SolarButterfly, papillon solaire en français, effectuait une ultime halte à Bernex avant de rallier son port d’attache pour l’hiver. Il repartira ce printemps aux États-Unis. En six mois, la petite caravane dépliable, couverte de panneaux photovoltaïques pour alimenter la voiture qui la tracte, aura parcouru 25’000 kilomètres, traversé 27 pays et, surtout, rencontré 150 «pionniers climatiques» – l’objectif premier d’un périple qui la verra sillonner tous les continents d’ici à décembre 2025, date de son retour à Paris (dix ans jour pour jour après la signature dans cette ville de l’Accord sur le climat).

Des pionniers dans chaque pays

Une fois dépliée, la caravane abrite, outre une cuisine, une douche et des toilettes sèches, un studio de tournage vidéo. C’est le cœur du projet, que sponsorisent plusieurs grosses entreprises suisses actives dans l’énergie et les nouvelles technologies. Ici sont filmés, à chaque étape, des «pionniers», soit des individus «qui ont trouvé une idée pour contrer le réchauffement climatique, expose Frédéric Michaud, représentant du projet. Pour être retenues, leurs solutions doivent déjà avoir fait leurs preuves.» Ces défricheurs présentent alors leur trouvaille aux caméras, puis les capsules sont diffusées sur les réseaux sociaux.

Trouver mille idées d’ici à 2025

«Nous avons découvert des batteries de sable en Finlande, illustre Frédéric Michaud. Le sable est stocké dans des silos, chauffé par le soleil en été, puis la chaleur emmagasinée est rediffusée en hiver dans des logements.» Dans le même pays, des motoneiges électriques ont été dénichées. À Bilbao, une société utilise la houle des vagues pour actionner des turbines. En Norvège, une autre propulse un bateau avec de l’hydrogène. «Nous voulons récolter mille idées d’ici à la fin de notre voyage, afin de pouvoir affirmer: «Ne nous dites pas qu’il n’existe pas d’autres solutions que le pétrole, nous vous en présentons mille!»

Sensibilisation des écoliers

Cette recherche de pionniers est parfois ardue, explique Frédéric Michaud. «Ça demande énormément de réseautage. Nous nous appuyons sur les ambassades de Suisse, les universités, les entreprises suisses présentes à l’étranger et celles étrangères implantées en Suisse.» En parallèle, le SolarButterfly accueille à chaque étape des classes pour sensibiliser les écoliers au défi climatique. À Bernex, des classes de 8P étaient ainsi invitées, pouvaient poser toutes sortes de questions sur le projet et prenaient part à un quiz. «Nous espérons qu’ils inciteront leurs parents à adopter des comportements respectueux de la planète.»       

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