Passeurs: Un trafic de migrants démantelé en Espagne

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PasseursUn trafic de migrants démantelé en Espagne

Les passeurs avaient fait entrer 500 migrants clandestinement en Espagne, avant de les envoyer vers la France, l'Allemagne et la Suisse.

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Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Keystone
L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

AFP/archive/photo d'illustration
Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

AFP

La police espagnole a démantelé un réseau de passeurs ayant fait entrer clandestinement dans le pays 500 migrants africains en 2016.

Six membres du réseau ont été arrêtés à Madrid, dont quatre ont été placés en détention provisoire, indique la police dans un communiqué, sans donner de détails sur leur nationalité ou leur âge.

Moyennant 3000 euros par personne, les migrants, «d'origine subsaharienne», étaient introduits en Espagne dans des embarcations de fortune partant des côtes marocaines pour accoster sur l'île de Grande Canarie ou sur les rivages proches de Grenade et de Cadix, en Andalousie.

Après avoir été secourus par des ONG locales, les migrants reprenaient contact avec les passeurs du côté espagnol, qui les regroupaient à Madrid, les répartissant par groupes de 30 ou 40 en fonction de leur destination finale.

Un billet plus cher de 30%

Les passeurs affrétaient ensuite des autocars de lignes régulières, «avec la collaboration d'employés espagnols» de ces entreprises, selon la police.

Ils faisaient payer aux migrants 30% de plus que pour un billet normal.

«Les autocars semblaient effectuer un service régulier, mais ils déviaient de leur trajet supposé à la demande des membres de l'organisation», explique la police.

Une fois la frontière française franchie, les clandestins étaient pris en charge par d'autres passeurs jusqu'à leur destination finale.

Les passeurs faisaient aussi parfois traverser la frontière espagnole à pied aux clandestins, en plus petits groupes.

Sur les six premiers mois de l'année, 4606 migrants originaires d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient sont arrivés en Espagne par voie terrestre ou maritime, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

L'Espagne est régulièrement épinglée par les organisations de défense des droits de l'Homme pour le traitement réservé aux migrants.

L'ONG Oxfam, ainsi que le Défenseur des droits en Espagne, ont récemment dénoncé le refoulement de candidats à l'asile à qui le droit de formuler une demande est refusé, en particulier aux abords des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc.

Du coup, «les migrants doivent emprunter des routes plus dangereuses, enrichissant les mafias», selon l'ONG. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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