07.04.2020 à 10:02

Portugal

Un triangle amoureux au coeur d'une affaire sordide

Une jeune femme de 19 ans a étranglé son ex-copain avant de le démembrer avec l'aide de sa compagne. Elles lui ont sectionné les doigts pour accéder à son compte bancaire via son téléphone.

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Deux jeunes femmes ont été arrêtées jeudi dernier en Algarve, dans le sud du Portugal. Maria Malveira, 19 ans, est accusée d'avoir étranglé son ex-petit ami Diogo Goncalves, 21 ans. Elle se serait ensuite débarrassée du cadavre avec l'aide de sa compagne Mariana Fonseca, 23 ans. Mais avant cela, les deux amantes auraient coupé les doigts de la victime pour avoir accès à son compte en banque via son téléphone portable. Le jeune homme, qui travaillait dans un hôtel, avait hérité de 60'000 euros après le décès de sa mère en 2016.

Cette sombre histoire rappelle un peu la très médiatique affaire Luca Magnotta. Car comme le dépeceur de Montréal, les deux jeunes femmes ont démembré leur victime et disséminé ses restes un peu partout dans leur région. La tête de Diogo a été retrouvée à Tavira et son torse à une heure et demi de route plus à l'ouest, à Sagres. Découpés avec une épée et un hachoir à viande, les bras et les jambes du jeune homme n'ont pas encore été retrouvés, écrit le «Postal do Algarve».

Une lap dance pour l'attirer

Selon les autorités, le meurtre est survenu entre le 20 et le 25 mars, dans la maison que les deux jeunes femmes partageaient à Guia, près d'Albufeira. Maria Malveira, qui avait entretenu une liaison secrète avec Diogo avant d'emménager avec sa compagne, a piégé le jeune homme en l'attachant à une chaise, lui promettant une lap dance. C'est à ce moment-là que la jeune femme a étranglé le malheureux.

La police pense que ce meurtre sordide a été motivé par une histoire d'argent. Les deux amantes ont en effet sectionné les doigts de la victime pour pouvoir se connecter sur son compte en banque via son téléphone, et ainsi mettre la main sur son héritage. Les deux suspectes ont été incarcérées dans l'attente de leur procès. Un porte-parole de la police judiciaire a fait savoir que les amantes terribles étaient accusées de meurtre et de profanation de cadavre. Leur casier judiciaire était vierge jusqu'à présent.

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