Ski-alpinisme: Un trio suisse remporte la Patrouille des Glaciers

Publié

Ski-alpinismeUn trio suisse remporte la Patrouille des Glaciers

Composé par Rémi Bonnet, Werner Marti et Martin Anthamatten, un trio suisse remporte la Patrouille des Glaciers 2022! Les Helvètes devancent une patrouille italienne.

par
Elias Baillif
Après quatre ans d’absence, la Patrouille des Glaciers 2022 a pu avoir lieu.

Après quatre ans d’absence, la Patrouille des Glaciers 2022 a pu avoir lieu.

DR

Quand la Patrouille suisse composée par Rémi Bonnet, Werner Marti et Martin Anthamatten a gagné les rues de Verbier, elle n’avait plus qu’à savourer. Généreusement applaudis par les spectateurs peuplant les dédales de la station valaisanne, les trois athlètes savaient que la victoire était à eux. Le trio a reçu la poignée du commandant de l’armée suisse à 9 h 06 du matin, soit après 6 h 35 d’effort.

Comme souvent, les rivaux des Suisses ont été les Italiens (Michele Boscacci, Matteo Eydallin et Davide Magnini). Pour cette 23e édition, l’équipe transalpine a décidé de se caler sur la tactique des Helvètes: ceux-ci connaissaient mieux le terrain. Au coude à coude au pied de la Rosablanche, les locaux de l’étape ont fini par creuser la distance avec leurs poursuivants sur la suite du parcours. Pourtant, la fin de la course leur a présenté quelques complications: tandis que leurs skis s’abîmaient sur les cailloux, les Italiens sont parvenus à réduire quelque peu l’écart. Mais pas assez pour mettre en danger la victoire suisse.

«Les Suisses étaient plus forts»

Après avoir été devancés par les Italiens en 2018, les Suisses prennent leur revanche cette année. «C’était quand même dur. On a souffert à la fin. On s’est entraidés du début à la fin et c’est comme ça qu’on est arrivé au bout», a déclaré Rémi Bonnet une fois la ligne d’arrivée franchie.

Martin Anthamatten, lui, était comblé: «J’ai fait ma première patrouille en 2006 et depuis 2008 j’étais toujours sur le podium. C’était un rêve de gagner cette Patrouille.» Pour sa dernière course à ce niveau, le vétéran de Zermatt a reconnu avoir souffert lors de la dernière montée. Mais l’esprit d’équipe d’un groupe jamais distendu a fait la différence. Du côté transalpin, on s’est montré beau joueur. «Les Suisses étaient simplement plus forts», ont concédé les deuxièmes.

Ton opinion

18 commentaires