Actualisé 02.02.2015 à 23:26

Ski alpinUn triomphe se bâtit bien avant la piste

Une épreuve ne dure que quelques secondes. La gestion des moments qui la précèdent est tout aussi importante.

von
J.-Ph. Pressl-Wenger
Beaver Creek
A limage de Lara Gut, les athlètes font attention à se préserver.

A limage de Lara Gut, les athlètes font attention à se préserver.

«Ce qui tue, ce n'est pas de skier ou de s'entraîner, mais de n'avoir jamais le temps pour se retrouver au calme.» Ce constat sans concession émane d'une connaisseuse, puisque c'est la Tessinoise Lara Gut qui s'exprime ainsi. En quête d'un premier titre mondial, la skieuse de Comano a décidé de limiter ses apparitions médiatiques durant la quinzaine. «J'ai besoin de moments où je suis à 100% impliquée, mais aussi d'autres, où je suis à 0%, où je peux ­dormir 3 ou 4 heures. Je pense que c'est une des clefs pour réussir lors des Mondiaux», se persuade-t-elle.

Chaque athlète gère différemment le stress, les sollicitations ainsi que les plages de repos. Certaines avouent plutôt rechercher de la compagnie, pour échanger et ne pas trop penser à l'épreuve qui se profile. D'autres préfèrent se retirer dans leur chambre. Tout est une question de caractère. Il est ainsi parfois compliqué d'appréhender ces moments face à soi-même. «Les pensées tournent alors dans la tête, illustre le Tessinois Mauro Pini, ancien entraîneur de Swiss-Ski, de Lara Gut et de la Slovène Tina Maze. Du coup, il s'agit pour l'entourage, que ce soit l'entraîneur, les physios ou le serviceman, de bien ­entourer l'athlète. Et ceci, jusqu'au départ de la course.»

Il demeure impératif de mettre en place ce dispositif de soutien bien avant les grands événements. «On ne peut pas arriver aux Mondiaux et presser sur un bouton pour que ça fonctionne», illustre Mauro Pini. Avant l'entrée en lice des dames sur le super-G, il reste à espérer que tout a été bien fait pour que les Suissesses brillent, mardi soir.

La dernière place attribuée

L'entraîneur des Suisses, Tom Stauffer, a tranché. C'est le Grison Mauro Caviezel qui s'est emparé du dernier ticket disponible pour le super-G mondial, mercredi. Il s'est extirpé d'une qualification interne au détriment du Bernois Beat Feuz et du champion olympique de combiné Sandro Viletta. Mauro Caviezel, 26 ans, est monté en puissance dans les disciplines de vitesse. A Wengen, il avait pris la 7e place du super-combiné et la 12e de la descente du Lauberhorn. Trois autres spécialistes avaient déjà obtenu le droit d'être au départ grâce à leurs résultats de la saison: Didier Défago, Carlo Janka et Patrick Küng.

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