Mondiaux: Un unique leader: Fabian Cancellara

Actualisé

MondiauxUn unique leader: Fabian Cancellara

Le Bernois sera le chef de file incontesté de l'équipe de Suisse, dimanche, dans la course sur route des Mondiaux (dès 10h).

par
Oliver Dufour
Florence
Le rouleur d'Ittigen a prouvé dans le contre-la-montre qu'il avait de bonnes jambes

Le rouleur d'Ittigen a prouvé dans le contre-la-montre qu'il avait de bonnes jambes

Selon Gregory Rast, l'un des 8 hommes prêts à se sacrifier pour Cancellara sur les routes de Toscane, ses coéquipiers et lui composent «la plus forte sélection suisse depuis la fin des années 1990». Le Zougois, qui sera toujours coéquipier de «Spartacus» chez Trek la saison prochaine, ne jouera aucune autre carte. «Il sera l'unique leader, à 100%. Nous l'épaulerons, lui et personne d'autre.»

Luca Guercilena, coach national, dont l'intelligence tactique a souvent fait des merveilles, laisse la porte ouverte à d'autres options, selon le déroulement des événements. «Avec Martin Elmiger, on a un gars qui peut rouler vite. Il sera un bon 2e leader. Nous avons aussi Michael Albasini et Mathias Frank. Ils ont une très bonne condition et ils peuvent faire du bon boulot. Sans oublier Michael Schär, qui est champion de Suisse.»

Sorti en pleine forme d'un Tour de Grande-Bretagne qu'il a terminé 2e, Elmiger nuance. «Je vais certainement disposer d'un statut de capitaine de route, mais je vais surtout m'engager à 100% en faveur de Fabian. Avec mes jambes actuelles, je peux imaginer que nous réaliserons encore un bon championnat du monde.»

Quoi qu'il en soit, les Suisses devront affronter un redoutable tracé de 272,26 km, dont on dit qu'il est le plus rude depuis celui qui avait consacré Bernard Hinault à Sallanches (F), aux Mondiaux de 1980. Le circuit final florentin, qui s'étend sur 16 km et comporte l'ascension de la colline de Fiesole (4,5 km, 6% de pente moyenne), sera parcouru dix fois.

Tournant en vue à la tête de l’UCI

L’Union cycliste internationale tiendra son congrès aujourd’hui au Palazzo Vecchio de Florence. A cette occasion, l’Irlandais Pat McQuaid et l’Anglais Brian Cookson devraient se disputer la présidence pour les quatre années à venir. Au préalable, le congrès devra toutefois accepter que McQuaid, président sortant, puisse être présenté par une autre fédération que la sienne, qui l’a renié. Selon les sondages, Cookson partirait grand favori du scrutin. «Je n’ai pas trop suivi, mais d’après ce que j’entends, l’affaire est déjà dans le sac, a commenté Bradley Wiggins, après le contre-la-montre de mercredi. De toute façon, notre avis de coureurs n’est pas sollicité. Nous ne sommes que des pions dans leur jeu.» S’il est élu, Brian Cookson entend rendre au cyclisme sa crédibilité, en se montrant plus ferme sur le dopage.

Ton opinion