Actualisé 08.05.2008 à 19:34

Un vaisseau un peu trop spatial aux yeux de la Ville

La commune de Martigny a ordonné
séance tenante la fermeture d'un club electro, le V-SO, pour
trafic de drogues.

«En Valais, c'est clair, quand il y a de la drogue, on ferme l'établissement. S'il y a une overdose dans les toilettes de la discothèque, ce ne sont pas les gérants que l'on va accuser, mais ceux qui ont délivré l'autorisation d'exploiter, c'est-à-dire nous, le Conseil municipal.»

Le président radical de la ville, Olivier Dumas, ne fait pas dans la dentelle avec ce qu'il désigne comme «la plaque tournante d'un trafic de stupéfiants dans le Bas-Valais».

Avec ses collègues de l'exécutif, il a décidé avant-hier de fermer le V-SO, un club ouvert en 2002 en zone industrielle. L'établissement, géré en grande partie par des bénévoles, est ouvert tous les vendredis soir de 23 h à 4 h, sauf en été. Il fait partie d'un ensemble qui comprend notamment une galerie d'art et un atelier informatique.

La pilule est dure à avaler pour les gérants: «Qui sera le suivant à fermer? L'accusation est grave. Nous avons toujours eu une politique très claire vis-à-vis de la consommation de stupéfiants. De notre côté, nous sommes au-dessus de tout soupçon.»

Ce que confirme Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police cantonale: «Les gérants n'ont rien à voir dans ce trafic de cocaïne et d'exctasy, mais des clients y ont fait leur transactions.»

«Dans d'autres villes romandes, dans un premier temps, les communes, par un travail de proximité et de police, aident les gérants des boîtes à se débarasser des dealers avant d'en ordonner la fermeture. Ils adressent au moins un avertissement», observe un adepte des soirées techno.

Un habitué du lieu se demande même si «cela ne tombe pas maintenant pour faire oublier l'affaire Bagnoud».

N. Luginbuhl

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